[Invitation au voyage] – Un été en camping-car sur les routes Islandaise

 

Me voici de nouveau en route pour de nouvelles aventures en Islande. Quel plaisir de pouvoir retourner sur cette île et de le découvrir enfin en saison estivale. Cette année, nous avons décidé de partir en famille et louer un camping-car.

Crédits texte & photos : Sophie Pacaud, Nord Espaces

A notre arrivée en Islande, le vendredi 4 juin, nous pen

sions que l’éruption du « si célèbre » volcan Eyjafjöll s’était arrêtée. A notre grand étonnement nous avons atterri sur la Péninsule de Reykjanes dans une brume jaunâtre assez désagréable. Le vent avait tourné vers l’ouest et le volcan a crachoté pendant deux jours pour nous souhaiter la bienvenue sur cette île qui ne peut pas être mieux qualifier que « Terre de Feu et de glaces ».

Une pancarte à notre nom à l’aéroport, une gentille hôtesse qui nous transfère jusqu’à la station de location à 3 minutes du terminal de l’aéroport, et hop, nous voilà en vacances ! Comptez 3h environ pour la mise à disposition du véhicule. Ce contrôle est certes long et fastidieux mais il est surtout le reflet d’un entretien minutieux de la flotte par le partenaire de Nord Espaces.

En route pour notre belle escapade autour de l’île mystérieuse !

Notre premier arrêt : un dîner au restaurant « le Perlan », célèbre dans Reykjavik pour dîner sous un globe transparent et rotatif avec une vue imprenable sur la capitale islandaise. Après avoir déguster des mets délicieux, nous passons la nuit sur le parking du restaurant trop épuisé pour trouver un lieu plus confortable. Qu’importe, l’escargot est parti avec sa maison sur le dos ! Lorsque vous louez un camping-car en Islande, vous pouvez passer la nuit où vous le souhaitez tant qu’aucune pancarte ne vous l’interdise.

Après une nuit courte et agitée, (eh oui, un enfant de 2 ans ne s’adapte pas aussi facilement que nous pour son couchage), nous avons pris la route vers le fameux cercle d’Or (Geysir, Gulfoss et Tingvellir). Nous avons fait un premier arrêt à Geysir pour voir le seul Geyser encore  en activité forte en Islande, Strökkur. Son voisin Geysir, a d’ailleurs donné son nom au phénomène aujourd’hui appelé geyser, mais il n’est plus en activité.

Sur ce même site, il est très agréable de se balader autour des fumerolles et certains petits bassins d’eau laiteuse et turquoise comme on peut également les observer au Blue Lagoon.

Saut de puce jusqu’à Gullfoss, où nous nous sommes rafraîchi devant cette chute d’eau immense et exceptionnelle. En hiver j’étais descendue sur ce chemin pentu et tortueux avec une couche de 5 cm de glace et de neige mêlée. La descente me paraît beaucoup plus facile cette fois-ci.

En voyageant en Islande en ces deux saisons contraires, je découvre un contraste saisissant, presque deux îles différentes. En hiver, il est vraiment fascinant de découvrir l’île en jeep avec chauffeur et guide afin de mieux en connaître ses secrets. En été, la découverte peut se faire avec ou sans guide, en camping-car, en voiture de location, en circuit accompagné, à vélo, à pied ou en bus. Le choix est très large, mais pour ceux qui veulent dormir sous la tente avec une météo capricieuse comme on en trouve qu’en Islande, je leur souhaite bien du courage.

Nous avons ensuite parcouru la côte sud avec ses cascades célèbres comme Skogafoss et Seljandafoss, Vik et ses plages de sable noir, puis tout près Dyrolahey, (formation rocheuse assez particulière au milieu de sable noir).

C’est d’ailleurs tout proche de Seljandafoss que la route N1 a été volontairement détruite en 3 parties pour laisser s’écouler les eaux du glacier qui couvre le Eyjafjöll. Depuis, elle a été réparée pour pouvoir rétablir le contact avec l’est de l’île.

Nous avons poursuivi notre périple vers le sud et avons choisi de passer la nuit dans le sud, dans un camping au pied du fameux volcan. La cendre était présente partout dans le camping jusque dans les sanitaires, au grand désespoir de son propriétaire.

Nous réalisons petit à petit que notre voyage ne se passera pas comme nous l’avions imaginé. Je me voyais déjà en pleine randonnée, admirant des panoramas somptueux avec ma petite famille. Mais voilà, Leana, près de 15kg, dans le porte bébé dorsal acheté pour l’occasion, pesait une tonne. Nous nous sommes vite rendu compte que c’était impossible à porter plus d’une demi-heure pour des débutants comme nous. Nous avons donc chois de sacrifier les randonnées, nous les réservions à un prochain séjour, et allions du coup pouvoir profiter de faire le tour de l’île pour découvrir les principaux spots touristiques du pays.

Nous passons la nuit, seuls, dans un camping près de Kirkjubaejarklaustur, à Geirland, au bord d’une magnifique cascade. Après une balade nocturne, et malgré le fait que le jour était présent 24h/24, les eaux de la cascade voisine nous berce toute la nuit, quelle sensation de douceur.

Etape du jour, nous émerveiller avec les différents bras du plus grand glacier d’Europe : Le Vatnajökull.

Les paysages de flans de montagne grisés par l’éruption récente du volcan Eyjafjöll, (sur une cinquantaine de kilomètres uniquement), laisse place à la verdure récente et flamboyante de la saison estivale. La route principale (N1) que nous arpentons depuis le début du séjour, nous offre des vues splendides sur différents glaciers et à l’approche du Vatnajökull, nous arrivons à avoir un panorama époustouflant et complet de 4 bras du glacier.

Encore quelques kilomètres et nous voici enfin face au plus impressionnant site d’Islande : Le lagon glaciaire du Jökulsarlon. Une langue glaciaire qui se jette directement dans la mer, au bord d’une plage de sable noir : Quelle scène émouvante ! Quelques Icebergs flottent parmi les vagues, et d’autres, beaucoup plus nombreux, s’entassent dans le lagon. Un souvenir inoubliable en attendant de voir la Baie de Disko, qui offre un paysage encore plus incroyable.

Nous passons à nouveau la nuit dans un camping dans les abords des fjords de la côte est.

Après un petit-déjeuner matinal, nous continuons notre périple sur la côte Est où les fjords nous réservent des souvenirs pleins la tête et de très belles photos. La route nous emmène tantôt à la pointe tantôt au fond du fjord. Nous prenons également de l’altitude, où les cimes de montagnes sont encore bien enneigées. La vue sur les fjords y est exceptionnelle.

Nous croisons alors plusieurs villes dont la taille dépasse tous les villages que nous avions croisés depuis notre départ de Reykjavik. Höfn, Djupivogur, Egilstadir… Rien d’exceptionnel, le charme de l’architecture islandaise n’est vraiment pas un motif raisonnable pour un déplacement en Islande. Nous faisons le plein de carburant, de provisions… et repartons.

Dans les abords du lac Myvatn, nous sommes toujours en altitude, sur un immense plateau et découvrons les innombrables sites naturels à découvrir tous aussi variés les uns que les autres, mais toujours un thème en commun : la géologie si particulière de l’île. Des « Pseudos-cratères » regroupé sur un petit périmètre, des grottes avec des lacs d’eau si chaude qu la baignade y est proscrite, des marmites de boue, des volcans tabulaires qui nous entourent, les restes assez curieux d’un ancien lac de lave. Les alentours du lacs Myvatn méritent vraiment d’y passer du temps pour découvrir ces nombreux sites par des balades et randonnées.

Nous passons la nuit au bord du lac avec ses charmants petits compagnons, des petites mouches qui vous envahissent de partout. Puis nous montons vers le Nord jusqu’à Husavik pour pouvoir aller observer des baleines lors. Le safari dédié à ce cétacé est moitié moins cher que ce que vous pouvez trouver sur les Iles Lofoten en Norvège, (47 € contre 110 €).

Après une bonne heure de navigation, et d’observation, nous voyons enfin 2 baleines qui sortent de temps à autre de la surface de l’eau. Elles ne nous ont pas fait leur grand show avec des sauts magistraux, mais rien que de pouvoir les apercevoir à plusieurs reprises, était un grand spectacle plein d’émotions. Nous sommes d’abord 2 puis 3 bateaux dans les environs, et les baleines apparaissent et disparaissent tout en restant proches de nos embarcations pour notre plus grand bonheur.

Après cette sortie en mer bien éprouvante, nous prenons la route vers l’ouest puis le sud ouest afin de regagner Reykjavik. Nous nous arrêtons ci et là pour observer des phoques, ou des cascades mais sur cette dernière étape le temps nous manque pour approfondir toute la partie ouest et nord-ouest de cette île aux paysages magiques. Nous nous disons que ce sera pour un prochain voyage.

Pour finir en beauté, et dans la tempête, nous faisons un saut par le centre ville de Reykjavik et par le Blue Lagoon, à 20 km de l’aéroport. Nous décidons d’y rester dîner pour le plus grand plaisir des gourmands que nous sommes. A mes yeux, un des meilleurs restaurant d’Islande.

Notre voyage touche à sa fin, nous restituons le camping-car à 5h du matin, après un voyage plein de paysages extraordinaires et nous nous envolons pour la France.

@ bientôt dans les espaces du Nord.

Sophie Pacaud

Les photos

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