Envol pour l’Islande

Premier pied à terre en Islande et premier grand bol d’air frais. J’inspire et expire avec exagération. Je sens l’oxygène parcourir l’intégralité de mes poumons.  A travers le pare-brise, je découvre un paysage karstique….surprenant.

Les routes semblent désertes.  Elles s’entrelacent, se chevauchent et se perdent au fur et à mesure des kilomètres.

J’ai l’impression d’être au bout du monde.

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En continuant mon avancée, je me rapproche de la civilisation. Je passe ma première nuit à Grindavik. Située à 15 minutes du Blue Lagoon, c’est une ville toute en longueur avec en bout de route une église et une école.

Il fait nuit. Avant de m’endormir, je regarde une dernière fois mon téléphone et mon application « Northern lights », celle-ci m’indique 60% de fiabilité. Je me précipite vers la sortie, en T-shirt, malgré le froid, et me voilà, face à ce phénomène naturel.

Une aurore boréale qui se met à danser, et utiliser tout l’espace qui s’offre à elle. Elle m’accorde un spectacle à couper le souffle. Je m’émerveille en silence.

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Je termine cette première journée avec des étoiles pleins les yeux.

L’Islande m’ouvre les portes de son paradis. Le lendemain, me voilà découvrant la cascade de Seljalandsfoss, revêtue de son plus bel arc-en-ciel. Je m’approche, la contourne pour l’observer sous tous les angles.

Je reprends la route et m’arrête quelques mètres plus loin pour les impressionnantes chutes d’eau de Skogafoss. Je comprends tout de suite que je peux utiliser les escaliers attenant pour observer cette chute d’eau avec une vue imprenable sur les champs des fermes.

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Sacré Eyjafjallajökull. Comment peux-tu être aussi beau et causer autant de désordre à l’international ?

Arrivée à Vik avec ses plages de sable noir, et à son opposé le glacier Sólheimajökul, où je dois me rendre. Piolet à la main et crampon au pied, me voilà prête pour mon activité « marche sur glacier ». Des chemins différents s’ouvrent devant nous. Le guide me fait part d’un chamboulement la veille au soir d’où notre détour. Au sommet, j’aperçois la silhouette des Iles Vestmann.

Je me sens pousser des ailes. J’utilise mon piolet à bon escient, pour briser la glace sous mes pieds où encore créer un écoulement pour remplir ma bouteille d’eau. Je compte aller au bout de mes capacités physiques. Après 3 heures de marche sur le glacier, je savoure les paysages et me dirige ver Vik pour observer ces fascinantes plages de sable noir.

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10 min, 25 min de marche. Je ne vois aucune dune ni de plage à l’horizon.

Je continue et me voilà devant la carcasse d’un avion aujourd’hui uniquement atteignable à pieds et la somptueuse plage de sable noir.

Quelques heures plus tard et après un peu de route, un froid m’envahit, je frissonne et mémorise chaque silence devant le Jökulsárlón. Un merveilleux lagon, glaciaire classé patrimoine mondial par l’Unesco. J’assiste à un sublime coucher de soleil ; le panorama se transforme en toile. Un tableau dessiné à la pastel.

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Le soleil se couche, il est temps de rentrer. Quelle chance, une aurore boréale nous salue et disparait aussitôt. Je m’endors avec la hâte de découvrir le cercle d’or .

Je débute avec Thingvellir, le 1er parlement islandais. Un son m’interpelle dans la voiture. Je crois reconnaitre l’accent américain. Comme je me trouve entre les continents européen et américain, j’ai donc la possibilité d’écouter les radios des deux pays.

Au loin, une chute d’eau. Son nom est Öxarárfoss, j’ai l’impression qu’elle coule à travers les crevasses. Je continue mon périple.

De la fumée, beaucoup de fumée, un engouement autour de l’une d’entre elles, une explosion. Me voilà à Geysir. De l’eau qui jaillit du sol. Epoustouflant. Je m’approche, une ébullition et splash le geyser jaillit !

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Un peu plus loin, un spectacle saisissant. Comment trouver le bon moment pour capturer cette bulle d’un bleu cyan avec mon appareil photo. Après deux échecs, me voilà détentrice de LA photo.

Au pas de course, je remonte dans la voiture pour essayer d’atteindre Gulfoss avant que les derniers rayons du soleil disparaissent. Une gigantesque cascade apparaît sous mes yeux. Je me sens en communion avec la nature.

Mon esprit se vide. Je me sens minuscule face à cette immensité.

Je veux m’approcher au plus près pour écouter ce qu’elle a à me dire. L’eau qui s’écoule et ruissèle me provoque un apaisement soudain. En revenant sur mes pas, je comprends véritablement que cette cascade a quelque chose à me raconter.

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En 1907, un anglais s’intéressa à Gulfoss pour la production d’énergie électrique, Tomas Tomasson, propriétaire, déclina l’offre en répondant « Eg sel, ekki vin minn » (je ne vends pas mon ami). Peu de temps après, Gulfoss tomba entre les mains des agents opérant pour le compte d’intérêts étrangers qui avaient en leur possession un contrat de location de Gulfoss. La fille du fermier, Sigridur, essaya d’obtenir l’annulation du contrat pendant plusieurs années mais en vain. En souvenir de son action, Sigridur est encore aujourd’hui nommée la 1ère écologiste d’Islande.

Prochaine et ultime étape : Reykjavik et son expérience hors du commun, le safari baleine. Avant de partir, nous enfilons des combinaisons et des couvertures sont mises à disposition pour les frileux.

Il y a un briefing avec le capitaine de bord, pour nous expliquer les différentes familles d’animaux marins que l’on peut espérer apercevoir. Sous les effets de la houle, aucun mammifère dans mon champ de vision. Ce n’est pas grave, je retenterai ma chance une prochaine fois, car la compagnie offre la possibilité de renouveler l’expérience .

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De retour au port, je profite de la capitale et de mes derniers instants en Islande. En me rendant vers l’aéroport, je comprends très vite que les voitures démarrent quand le feu tricolore est orange. Par peur de créer un énorme embouteillage, je me fonds dans la masse et imite le comportement des locaux.

Bleu, blanc, rouge ton drapeau ressemble au notre, c’est pourquoi je n’aurai aucune difficulté à me souvenir de tes couleurs, de tes odeurs, de ta fraîcheur et de ta beauté.

Tu sors tout droit d’un conte. Au plaisir de t’avoir rencontré. Je n’oublierai jamais ce road trip.

Le road trip de ma vie …

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Par Laura

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