CEDRIC GRAS: une saison russe en Antarctique

NORD ESPACES VOUS INVITE à une conférence, rencontre avec  l’écrivain voyageur Cédric Gras, auteur notamment de « Le Nord, c’est l’Est : aux confins de la Fédération de Russie » et « L’Hiver aux trousses ».

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Cédric Gras nous livre un nouveau récit de voyage : « La Mer des Cosmonautes ». Il navigua trois mois sur l’Akademik Fedorov, brise-glace qui chaque année ravitaille et relève les équipes des bases russes en Antarctique. Il décrit à merveille le quotidien lancinant à bord où l’on perd la notion des jours. Et dresse le portrait haut en couleur de ces gens qui consacrent leurs vies et leurs carrières à l’étude des pôles, les « poliarniks » : ils marquèrent l’imaginaire de l’URSS presque à l’égal des cosmonautes. Fascinante histoire que la conquête russe de l’Antarctique, de son retrait à la chute de l’URSS et du retour de la Russie. Venez faire dédicacer votre livre (vente sur place très limitée, 24 Janvier 2017 à 18h30).Inscriptions & Informations : conseil »@ »nord-espaces.com

QUE SAIT-ON DE LA PRESENCE SOVIETIQUE ET RUSSE EN ANTARCTIQUE ?

Par Julia Rugens

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C’est en 1956 que la première station soviétique surnommée « MIRNY » voit le jour en Antarctique à bord de la mer de Devis dans le cadre de la toute première expédition soviétique (1955-1957). Pendant longtemps, cette station centrale gérait toutes les autres. A l’époque la station comptait entre 150 et 200 scientifiques polaires « poliarniki ». Aujourd’hui ils ne sont qu’entre 15 et 20.

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Mais la plus connue des stations est incontestablement la station « VOSTOK». La toute première « Vostok-1 » située à 620 km de « MIRNY »  date de 1957. Mais à la fin de la même année elle a été déplacée encore plus en profondeur du continent où elle demeure à l’heure actuelle.  En 1983 le record mondial de la basse température était enregistré ici : -89,2°C. Mais récemment en 2013 la station japonaise a enregistré le nouveau record de – 91,2°C.   Sous la station « VOSTOK », les scientifiques russes ont découvert, à trois km sous le glacier, un lac qui porte maintenant le même nom « VOSTOK ».  Plusieurs types de recherches sont menés ici : météorologiques, géophysiques, glaciologiques, médicaux. Les trous d’Ozon sont également étudiés sur la base « VOSTOK ».

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La station russe la plus éloignée de l’Océan – même si son existence s’est limitée à deux semaines – fut « POLUS NEDOSTUPNOSTI » (Pôle non atteignable). La création de cette station s’inscrit dans la guerre d’influence et de prestige entre l’URSS et les USA pendant la guerre froide. Cette réciprocité qui caractérise tant les relations entre la Russie et les USA s’est exprimée en réponse à l’ouverture de station américaine « Amundsen-Scott». Aujourd’hui les vestiges de cette station soviétiques demeurent encore en Antarctique.

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La station « la nouvelle LAZAREVSKAYA » était connue dans toute l’URSS, à la suite de l’opération que le médecin Léonid Rogozov a réalisée sur lui-même pour survivre. Rien d’autre que de s’extraire l’appendicite ! La station a refait un coup de publicité en 2007 quand elle a construit ses premiers bains russes en Antarctique.

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Une autre station « BELLINGSHAUSEN » est devenue le centre spirituel de l’Antarctique russe avec son église de Sainte Trinité amenée sur place en rondins de bois en 2004. Située à côté des bases chiliennes, coréennes, brésiliennes, polonaises et argentines, elle accueille régulièrement un public international venu de ces bases pour prier ou se recueillir. En Antarctique, on prie le seul et même Dieu…

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La station « MOLODEJNAYA » (jeune) était la capitale de l’Antarctique soviétique. Elle était la plus grande et comptait plus de 70 constructions, des laboratoires, son aérodrome avec une piste d’atterrissage pour ILUSHIN – 76. En service continue entre 1962 et 1999, la base, depuis 2006, n’accueille maintenant que les travailleurs saisonniers.

Actuellement, le centre névralgique, la plaque tournante de la présence russe en Antarctique est la station « PROGRES ». Ouverte en 1989 comme saisonnière, peu à peu, elle est devenue permanente. En 2013 elle s’est dotée même d’une salle de sport et de saunas, de nouveaux laboratoires. Imaginez une seconde ce que doit être la vie de ces gens de nationalités différentes, regroupés dans un espace de vie aussi limité… extraordinaire sans doute…

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Plusieurs d’autres stations soviétiques ont été « gelées » temporairement ou définitivement : Souz, Pionerskaya, Komsomolskaya, Sovetskaya, Leningradskaya, Drujnaya, Salut, Pobeda etc.

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