Archives pour la catégorie Evènements / Expositions

INVITATION A UNE CONFERENCE SUR LE GROENLAND

NORD ESPACES vous invite à une conférence avec les écrivains Julien Blanc-Gras et Gildas Flahault, auteurs respectivement de Briser la glace et Le bal des glaces. Deux récits d’un voyage commun en baie de Disko, au Groenland, sur le voilier Atka.

Briser la glace est une immersion polaire toute en finesse par un écrivain-voyageur au ton unique.
Julien Blanc-Gras, « Touriste » faussement candide, relate un périple où l’on croise des chasseurs de baleine et des aurores boréales, des pêcheurs énervés et des dealers fanfarons, de doux rêveurs et surtout des icebergs. En ville, devant les glaciers ou sur les flots, les rencontres incongrues et les panoramas grandioses invitent à la réflexion.

Gildas Flahault est un voyageur en quête des splendeurs de la nature. Le peintre et marin a glissé parmi les myriades d’icebergs, au pied des glaciers géants et entre les cathédrales de cristal. Il a débarqué dans des villages chamarrés de couleurs vives, découvert un cimetière mystérieux, aperçu la cabane de Paul-Émile Victor… et traduit en images les humeurs changeantes du ciel et de l’océan, la majesté de la lumière, la géométrie variable des icebergs.

La conférence aura lieu le mercredi 26 avril 2017, à la Fondation Danoise, l’une des Maisons de la Cité internationale universitaire de Paris. Elle est située au 7 H, boulevard Jourdan, 75014 Paris (RER B station Cité Universitaire – Maison n°11 sur le plan de la Cité). La conférence commencera à 19H00, avec un accueil à partir de 18H30. Vous pourrez acheter et faire dédicacer les livres sur place. Inscriptions & Informations : conseil@nord-espaces.com

APRES LA FIN : EXPOSITION DE FRANCESCA PIQUERAS

Par Julia Rugens

Alors que la peinture était selon Hegel le premier des cinq arts classiques pour exprimer l’infinie richesse de la vie subjective, le cinéma, la danse et la photographie complètent aujourd’hui l’expression artistique de l’humanité. La photographie se caractérise par un subtil mélange de vérité objective et de recherche subjective propre à tout art. Longtemps au seul service de la presse et des historiens, elle a depuis quelques décennies conquis ses lettres de noblesse, en empruntant notamment au thème universel du voyage.

La photographe Francesca Piqueras me contacta il y a quelques semaines pour organiser son voyage lointain au lac Baïkal, en Sibérie et au Kamtchatka, en Extrême Orient russe, à la recherche de nouvelles images. Elle est de ces artistes qui interpellent notre société corrodée et pointent notre mal-être honteusement voilé de modernité. Sommes-nous conscients de la finalité de notre civilisation, voire de l’Humanité ?

Moi-même j’ai parcourus lors de mes voyages des sites mythiques, glorieux et peuplés… avant. Aujourd’hui silencieux, abandonnés, éventrés et désagrégés, ces témoins d’un échec ne font qu’évoquer la vie… avant. Le dénominateur commun à toutes ces ruines est la rouille, celle des tonneaux vides d’essence dans la toundra, des radars autrefois à la pointe de la technologie, des usines délaissées, des engins agricoles et bateaux échoués … Serait-ce la fin du mythique âge de fer ? La rouille ronge-t-elle aussi nos cœurs et nos âmes ?

L’amour, l’orgueil, l’ambition, l’intelligence, l’espoir, l’audace, la création … la vie. En certains lieux, tout céda place à ce que Francesca Piqueras appelle l’architecture du silence, de l’abandon et de la fin, ces épaves du progrès réparties aux quatre coins du Monde dans le décor toujours solennel et magnifique de la Nature, dont nous avons un besoin vital sans que la réciproque soit vraie. Le temps et la Nature œuvrent ainsi ensemble à nous montrer notre petitesse devant l’inéluctable.

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APRES LA FIN, la nouvelle exposition de Francesca Piqueras, invite à une réflexion profonde sur notre vie, le sens à donner à notre présence au monde, au cheminement de l’Humanité.

Galerie de l’Europe : 16 mars – 6 mai 2017

Vernissage le jeudi 16 mars de 18h30 à 21h30.

 

CEDRIC GRAS: une saison russe en Antarctique

cedric-gras-et-nord-espacesNORD ESPACES VOUS INVITE à une conférence, rencontre avec  l’écrivain voyageur Cédric Gras, auteur notamment de « Le Nord, c’est l’Est : aux confins de la Fédération de Russie » et « L’Hiver aux trousses ».

Cédric Gras nous livre un nouveau récit de voyage : « La Mer des Cosmonautes ». Il navigua trois mois sur l’Akademik Fedorov, brise-glace qui chaque année ravitaille et relève les équipes des bases russes en Antarctique. Il décrit à merveille le quotidien lancinant à bord où l’on perd la notion des jours. Et dresse le portrait haut en couleur de ces gens qui consacrent leurs vies et leurs carrières à l’étude des pôles, les « poliarniks » : ils marquèrent l’imaginaire de l’URSS presque à l’égal des cosmonautes. Fascinante histoire que la conquête russe de l’Antarctique, de son retrait à la chute de l’URSS et du retour de la Russie. Venez faire dédicacer votre livre (vente sur place très limitée, 24 Janvier 2017 à 18h30).Inscriptions & Informations : conseil »@ »nord-espaces.com

QUE SAIT-ON DE LA PRESENCE SOVIETIQUE ET RUSSE EN ANTARCTIQUE ?

Par Julia Rugens

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C’est en 1956 que la première station soviétique surnommée « MIRNY » voit le jour en Antarctique à bord de la mer de Devis dans le cadre de la toute première expédition soviétique (1955-1957). Pendant longtemps, cette station centrale gérait toutes les autres. A l’époque la station comptait entre 150 et 200 scientifiques polaires « poliarniki ». Aujourd’hui ils ne sont qu’entre 15 et 20.

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Mais la plus connue des stations est incontestablement la station « VOSTOK». La toute première « Vostok-1 » située à 620 km de « MIRNY »  date de 1957. Mais à la fin de la même année elle a été déplacée encore plus en profondeur du continent où elle demeure à l’heure actuelle.  En 1983 le record mondial de la basse température était enregistré ici : -89,2°C. Mais récemment en 2013 la station japonaise a enregistré le nouveau record de – 91,2°C.   Sous la station « VOSTOK », les scientifiques russes ont découvert, à trois km sous le glacier, un lac qui porte maintenant le même nom « VOSTOK ».  Plusieurs types de recherches sont menés ici : météorologiques, géophysiques, glaciologiques, médicaux. Les trous d’Ozon sont également étudiés sur la base « VOSTOK ».

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La station russe la plus éloignée de l’Océan – même si son existence s’est limitée à deux semaines – fut « POLUS NEDOSTUPNOSTI » (Pôle non atteignable). La création de cette station s’inscrit dans la guerre d’influence et de prestige entre l’URSS et les USA pendant la guerre froide. Cette réciprocité qui caractérise tant les relations entre la Russie et les USA s’est exprimée en réponse à l’ouverture de station américaine « Amundsen-Scott». Aujourd’hui les vestiges de cette station soviétiques demeurent encore en Antarctique.

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La station « la nouvelle LAZAREVSKAYA » était connue dans toute l’URSS, à la suite de l’opération que le médecin Léonid Rogozov a réalisée sur lui-même pour survivre. Rien d’autre que de s’extraire l’appendicite ! La station a refait un coup de publicité en 2007 quand elle a construit ses premiers bains russes en Antarctique.

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Une autre station « BELLINGSHAUSEN » est devenue le centre spirituel de l’Antarctique russe avec son église de Sainte Trinité amenée sur place en rondins de bois en 2004. Située à côté des bases chiliennes, coréennes, brésiliennes, polonaises et argentines, elle accueille régulièrement un public international venu de ces bases pour prier ou se recueillir. En Antarctique, on prie le seul et même Dieu…

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La station « MOLODEJNAYA » (jeune) était la capitale de l’Antarctique soviétique. Elle était la plus grande et comptait plus de 70 constructions, des laboratoires, son aérodrome avec une piste d’atterrissage pour ILUSHIN – 76. En service continue entre 1962 et 1999, la base, depuis 2006, n’accueille maintenant que les travailleurs saisonniers.

Actuellement, le centre névralgique, la plaque tournante de la présence russe en Antarctique est la station « PROGRES ». Ouverte en 1989 comme saisonnière, peu à peu, elle est devenue permanente. En 2013 elle s’est dotée même d’une salle de sport et de saunas, de nouveaux laboratoires. Imaginez une seconde ce que doit être la vie de ces gens de nationalités différentes, regroupés dans un espace de vie aussi limité… extraordinaire sans doute…

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Plusieurs d’autres stations soviétiques ont été « gelées » temporairement ou définitivement : Souz, Pionerskaya, Komsomolskaya, Sovetskaya, Leningradskaya, Drujnaya, Salut, Pobeda etc.

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BRUNO CATALANO : L’HOMME ET SA VALISE

Par Julia Rugens

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Le voyageur de la pluie / Bruno Catalano

Le thème du voyage, de l’ailleurs, du mouvement est largement présent dans la littérature, dans la musique, dans les arts de manière générale.

Bruno Catalano, artiste sculpteur a créé une série d’œuvres originales, tant par la technique qu’il a utilisée que par le pouvoir de suggestion ou la force qui s’en dégagent : les Voyageurs. Œuvre d’art remarquable et remarquée, la série Voyageurs touche d’abord l’esprit par sa beauté intrinsèque. Mais si le sculpteur touche notre sensibilité c’est aussi à notre intelligence qu’il s’adresse.

Un bon professeur m’avait enseigné à vivre par séquence : l’approche semble d’abord compliquée parce qu’elle consiste à se concentrer sur la séquence de vie en évitant de la relier à d’autres pans de notre existence. Je m’en sers de temps à autre et toujours lors de mes voyages.  A l’instant même où l’avion décolle, il faut savoir se détacher de sa réalité solidement construite et abandonner son personnage comme certains animaux abandonnent une peau devenue inutile : puisque les mécanismes et les habitudes n’ont plus lieu d’être, tous les sens doivent être en éveil sans entrave. Observez, écoutez, sentez, parce que désormais vous n’êtes plus cette personne connue de ses voisins ou de ses collègues : en voyage, vous êtes une personne nouvelle, et donc fragile face à l’univers avec tant d’inconnu.

Le voyageur de Bruno Catalano est un homme laissé à lui-même, à sa fragilité, mais aussi aux possibles : tout son univers et son être sont enfermés dans la valise qu’il emporte avec lui – comme ce fut mon cas autrefois, au tout début de ce siècle, avec ma vieille valise, débarquant en France dans un inconnu total. Les sculptures font écho à l’œuvre dessinée de Shaun Tan « Là où vont nos pères » (Editions Dargaud) mais aussi à ce mouvement qui anime tous les voyageurs qui cherchent cet ailleurs mais partent pour revenir.

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Le voyageur de Bruno Catalano marche vers son salut autant que vers sa perte. Bien évidemment Bruno Catalano s’inspire de sa propre expérience d’exil et de sa recherche de vie nouvelle. Sa quête ne se fera apparemment pas sans dommages, sans abandon, sans déchirure. Ses personnages semblent pulvérisés par la vie. Il leur reste leur cœur et leur « bagage » auquel ils s’agrippent, seuls ou parfois à deux, puisque l’ingénierie de l’œuvre en a besoin de maintenir la structure mais pas seulement… Décidément, la symbolique est forte.

Je reviens à Hegel : « D’une façon générale, le but de l’art consiste à rendre accessible à l’intuition ce qui existe dans l’esprit humain, […] C’est ainsi que l’art renseigne l’homme sur l’humain, …»

C’est aussi le propre d’un beau voyage, serais-je tentée de rajouter. A chacun son voyage : voulu, forcé, rêvé… vers le soleil, vers le froid, vers autrui, vers la culture et l’histoire, vers des paysages et des villes au-delà de l’horizon.

Aujourd’hui, les Voyageurs de Bruno Catalano font partie des plus prestigieuses collections privées en France comme à l’étranger et présentées dans les galeries de Paris, New York, Singapour, Cannes, Venise.

A Paris, vous pouvez voir ses quelques œuvres dans les galeries Bartoux et Medicis.

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La foule / Bruno Catalano

FILM L’ATTRAPE-RÊVES DE CLAUDIA LLOSA

CASTING : Mélanie Laurent – Jennifer Connelly – Cillian Murphy

Par Julia Rugens

Tourné entièrement au Canada dans la région de Winnipeg – l’action se passe au Nunavut – , présenté au festival cinématographique Berlinale en 2014, le film Aloft (version française L’Attrape-Rêves) mais ne sort sur les écrans français que le 26 octobre 2016.

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Incompris des critiques, ce film d’auteur n’est pourtant pas décalé avec le titre de 7ème art attribué au cinéma par l’un des pionniers de la critique cinématographique.

L’art est un sujet qui intéresse les philosophes, comme Hegel : « D’une façon générale, le but de l’art consiste à rendre accessible à l’intuition ce qui existe dans l’esprit humain, la vérité que l’homme abrite dans son esprit, ce qui remue la poitrine humaine et agite l’esprit humain. […] C’est ainsi que l’art renseigne l’homme sur l’humain, éveille des sentiments endormis, nous met en présence des vrais intérêts de l’esprit…»

L’Attrape-rêves n’est pas un film grand public malgré des images magnifiques du nord canadien : les grands espaces glacés sont magnifiquement bien rendus mais peuvent laisser sur leur faim ceux qui s’attendent à un beau livre d’images ; le côté esthétique cède à l’austérité du Grand Nord. La nuit polaire ne nous fait pas admirer l’aurore boréale mais fait sentir la peur et le froid. La Nature n’essaye pas de nous plaire, ni de nous émerveiller en nous invitant à un « tourisme polaire » ;  elle ne fait qu’exister dans toute sa réalité et sa supériorité sur les humains. La force mystérieuse de la Nature – et plus généralement celle de la vie – réside dans une dimension supérieure, inatteignable, que nous ne pouvons pas posséder, ni comprendre. Ne faut-il pas l’accepter humblement ?

Malgré son approche philosophique sur les questions existentielles humaines, L’Attrape Rêves de Claudia Llosa n’est pas un film contemplatif comme le furent certains films scandinaves mais il reste incontestablement exigeant et n’a rien du blockbuster ; ceci dit, ce film n’apporte aucune réponse certaine mais pose des questions essentielles, nous demande un temps de réflexion et de recherche personnelle.

Pour se faire apprécier l’œuvre exige beaucoup d’attention et de concentration, un peu de labeur et une certaine sensibilité en fonction du degré de notre « spiritualité », de nos expériences de vie, de nos approches de la douleur, de la beauté …

Quelques citations tirées du film qui vous parlerons ou pas…comme on peut aimer ou pas une œuvre d’art…

« C’est notre obsession de la santé physique parfois au détriment de celle de l’âme »

« La douleur est inévitable »

« On veut toujours tout posséder. Mais ça nous détruit »

« On demande que l’amour de l’univers entier soit expliqué, examiné pour nous, tandis que c’est à chacun de faire ce travail »

« Le bien-être exige l’acceptation de l’incertitude… « 

Les symboles sont nombreux mais chacun les interprètera ; les espaces immenses, l’oiseau, la quête de l’enfance et la relation à l’autre ; la définition de ce qui est essentiel à la vie humaine …

La réalisatrice a expliqué son propre cheminement créatif :

« Je suis obsédée par les environnements hostiles, les espaces désolés, en marge des grandes villes et de la modernité. Ces paysages sauvages et oppressants nous conditionnent et en même temps, nous maintiennent en vie. Ce sont de possibles métaphores de la dureté et de la beauté de l’existence ».

Je pense après avoir vu ce film qu’il faut encourager celles et ceux qui portent un regard sensible et humain sur la vie, sur le cheminement que nous faisons dans notre existence et notre quête de sens, à aller le voir.

Enfin, le choix du Grand Nord canadien n’est pas non plus innocent ; face aux grandes étendues, à la volonté de retrouver le nord, le sens, face à la beauté austère, dépouillée mais puissamment fascinante, le symbole est évident. On va vers le Nord pour se retrouver, pour se questionner, pour respirer l’essentiel.

la bande-annonce du film : https://vimeo.com/184686266

MON COUP DE CŒUR : Film de Rémi Chayé « TOUT EN HAUT DU MONDE »

Par Julia Rugens

C’est un très beau film – en fait un dessin animé mais dont l’approche en fait un vrai film tant pour les adultes que les enfants et qu’il ne faut pas manquer : 1h20 de beauté, de voyage, d’humanité .. Il s’agit du film de Rémi Chayé  « TOUT EN HAUT DU MONDE ».

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1882, Saint-Pétersbourg.

Sacha ( diminutif d’Alexandra), jeune fille de l’aristocratie russe, reste fascinée par la vie d’aventure de son grand-père, explorateur renommé qui n’est jamais revenu de sa dernière expédition à la conquête du Pôle Nord à bord d’un brise-glace expérimental insubmersible, le Davaï. L’ouverture d’une bibliothèque à la mémoire de cet explorateur qui voulait être le premier à atteindre le Pôle Nord se trouve contrecarrée par les ambitions d’un prince arrogant.

Sacha décide de partir vers le Grand Nord, sur la piste de son grand-père pour retrouver le fameux navire ; à force de persévérance, elle embarque sur un bateau, le Norge, en ayant convaincu le capitaine que les recherches menées à l’Est des Terres François Joseph auraient dû se faire entre celles-ci et l’archipel du Svalbard.

Magnifiquement bien rendu, St.Pétersbourg en hiver ! Quand les flèches dorées des églises, les coupoles, s’éloignent comme des ombres grises au-delà de la Néva gelée, quand, dans les hauteurs, les colonnes de granit rouge de Saint-Isaak se recouvrent de givre épais, cristallin, quand le gris glacial du ciel et la banquise sombre des canaux viennent encadrer le long défilé pastel des palais qui laissent échapper le son de la musique des bals… On s’y croit.

Magnifiquement bien rendu, l’AMBIANCE et l’esthétique austère du Grand Nord, même si les puristes contesteront la présence des icebergs tabulaires en Arctique. Mais la mer se déchaine parfois, le blizzard souffle, la faim tenaille les aventuriers, … et il y a la beauté du récit du grand-père que Sacha découvre dans un livre de bord : le vieil homme que la soif de découverte pousse toujours plus loin, ce vieil homme face à la lumière dorée qui caresse la banquise, …

Parce qu’au-delà des images il s’agit d’un véritable récit moral où il n’y a pas d’un côté les gentils et de l’autre les « méchants », mais des personnages quasi réels avec leurs qualités et leurs défauts : peur, courage, amitié, générosité, avarice, persévérance, espoir, égoïsme, pardon, … en fonction des moments d’enthousiasme, de découragement, de solitude, de solidarité ou de besoin d’amour, y compris entre frère embarqués à bord d’un même bateau.

Avec beaucoup d‘humanité  Rémi Chayé nous peint cette fresque pour partie historique pour partie imaginaire, mais toujours humaine, où la vie et les épreuves révèlent les hommes et façonnent leurs caractères. Un critique de cinéma a écrit que ce film était une œuvre d’art ; je le rejoins autant par les qualités graphiques que par la qualité du récit.

VOIR BANDE d’ANNONCE du film de Rémi Chayé  « TOUT EN HAUT DU MONDE ».