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Ma croisière décisive sur la Léna

V.I. pour Nord Espaces

La République de Sakha – ou Yakoutie – est une région sibérienne où l’on peut encore admirer une nature intégralement sauvage. Le climat y est souvent rude, en hiver (-50°C) comme en été (+35°C).

Je suis Yakoute, née en Yakoutie. En 2015, dans le cadre de mon Master 2 « Tourisme et Environnement », j’ai réalisé un stage de cinq mois chez Nord Espaces, avec pour objectif principal la conception d’un voyage à destination de ma terre natale. J’ai proposé une croisière au départ et à l’arrivée de Yakoutsk, allant des Colonnes de la Léna à Tiksi, sur le plus grand fleuve sibérien : la Léna (4 400 km). Pas moins de 2 400 km séparent Yakoutsk, capitale de la République, de la petite ville de Tiksi sur la côte de l’océan glacial Arctique. C’est ainsi que j’ai vécu 14 journées extraordinaires en tant que guide-interprète francophone, à bord du navire très confortable. La première grande croisière de ma vie !

Le premier jour, après la visite de plusieurs musées à Yakoutsk, nous avons pris dans la soirée la direction du parc national des Colonnes de la Léna, à 200 km au sud. Ses falaises escarpées en forme de colonnes, tout à fait exceptionnelles, s’étendent sur 40 km le long du fleuve. Cap au nord ensuite, pour rejoindre un affluent de la Léna – la rivière Bouhotama – et visiter un élevage de bisons. Jigansk est la première localité au-delà du cercle polaire. Une promenade dans les environs de Kissiur a précédé un concert donné par des artistes locaux. A notre arrivée en baie Neelov, la météo favorable a permis notre transfert en bus pour visiter Tiksi, qui était à l’époque soviétique le premier port et l’une des plus belles villes de Yakoutie. Mais elle connait aujourd’hui des difficultés économiques, au point d’avoir perdu beaucoup d’habitants. Les petites localités de Siktiakh et Sottintsy nous ont aussi accueillis.

Cette expérience inoubliable m’a permis d’obtenir mon Master. Cet été encore, j’accompagne des groupes francophones sur la Léna, avec un plaisir toujours renouvelé !

Programme Croisière sur la Léna / Yakoutie

Au fil de l’eau, de TromsØ à Svolvær …

MS_Finnmarken-Hurtigruten Nord Espaces voyagesTexte & Photos : Jean Marie PUJO

Hurtigruten, pour vous, veut certainement dire croisière à bord de l’Express Côtier , mais il n’en a pas toujours été ainsi. Ces « routes rapides » – sens littéral du mot – ont été créées en Norvège pour remplacer les liaisons terrestres et le chemin de fer, impossibles à mettre en place à l’époque, et fournir un moyen régulier de transport des marchandises et des voyageurs entre le nord et le sud du pays. Ce service qui était largement subventionné par le gouvernement, a perduré jusqu’à ce que la construction de routes et de ponts vienne lui enlever, il y a à peine quelques décennies, cette fonction essentielle. Il est toutefois, toujours possible de monter à bord de ses navires en tant que simple « voyageur » et pour des liaisons point à point.

Je l’ai fait pour aller de Tromsø, jusqu’à Svolvær, la capitale des Lofoten, et c’est ainsi qu’à la fin du mois de juin et dans un contexte de fraicheur et de pluie battante, histoire de ne pas oublier que le grand nord peut aussi avoir des aspects rigoureux en été, je me suis trouvé attendre l’arrivée du bateau, comme on le fait pour le train à la gare, bien au chaud dans un café du port. Elle était prévue à 23h45.

Un mot sur Tromsø pour vous faire patienter avec moi. Située à près de 400 km au nord du cercle arctique, c’est une ville moderne et active qui se pare du titre de « Paris du Nord ». Avec environ 70 000 habitants, c’est le plus grand centre urbain de la Norvège septentrionale. On peut y visiter un intéressant petit musée polaire et l’église paroissiale surnommée « cathédrale des neiges ».

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Son architecture particulière et sa présence remarquable dans le paysage la font parfois surnommer « opéra de Norvège », par référence au célèbre opéra de Sydney. On y trouve aussi le centre de découverte Polaria, avec un aquarium arctique. Mais à mes yeux, Tromsø est surtout un endroit parfait pour découvrir et admirer, entre octobre et mars, des aurores boréales.

Une exactitude proverbiale

A l’heure dite, le Finnmarken va se présenter pour l’accostage. Rien d’étonnant à cela car la ponctualité de la ligne est proverbiale. C’est le moment de quitter mon abri et de gagner le quai. Devant la coupée, attendent quelques autres passagers. Notre embarquement et les formalités au comptoir d’accueil seront rapides et je serai bientôt confortablement installé dans ma couchette pour profiter au mieux du reste de ma nuit.

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Le navire va quitter Tromsø à 01h30 et les étapes suivantes de sa route seront Finnsnes, Harstad, Risoyhamn, Sortland et Stokmarknes. L’arrivée à Svolvær est prévue à 18h30 demain soir.

Je ne me réveillerai pas pour jeter un regard sur Finnsnes, « touchée », comme on dit chez les marins, entre 04h15 et 04h45 du matin. Située sur le continent, face à l’île de Senja à laquelle la relie un pont de 1 147 m, c’est un centre agricole à l’ambiance dit-on très pastorale.

Il n’en sera pas de même avec Harstad à laquelle me lient de vieux souvenirs. J’y avais fait escale en 1958 avec une frégate de la marine qui assurait l’assistance de nos chalutiers de grande pêche en mer de Barents. Nous étions en pleine « guerre froide » et l’accueil des autorités navales norvégiennes y avait été particulièrement sourcilleux. Cette fois, c’est la paix et la pluie ayant cessé, je pourrai me promener tranquillement sur le front de port. Il s’agrémente d’une cabine téléphonique rouge à l’anglaise, d’une belle statue de cormoran et, allez-savoir pourquoi ? d’une mine navale de la seconde guerre mondiale, bien sûr inertée. Les 45 minutes d’escale passeront bien vite, mais la perspective du copieux petit déjeuner qui m’attend sur le bateau, m’aidera à ne pas trop le regretter.

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Chenalage délicat

L’étape suivante est l’une des plus intéressantes du voyage, au moins pour ceux qui s’intéressent à la navigation. Elle comporte le passage du canal de Risøy (Risøyrenna), qui s’étend sur 4,8 kilomètres le long du Risøysund. Sa largeur est de seulement 100 mètres et il n’est profond que de 7. C’est, pour des navires importants comme ceux d’Hurtigruten, l’un des transits délicats de la route intérieure. Ouvert depuis le 26 juin 1922, il permet d’éviter d’emprunter le dangereux Tjeldsundet où les courants sont très violents. Il a aussi mis fin, hélas pour eux, à la possibilité qu’avaient les habitants de Risoyhamn qui se trouve sur une île, de se rendre sur l’île voisine de Hinnoya à cheval, en empruntant un gué praticable à marée basse.

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Le Finnmarken va se glisser, à petite allure et précautionneusement, entre les nombreuses balises qui jalonnent le parcours. J’y reverrai avec joie ce que j’ai appelé ma « balise du Nord » : une modeste tourelle de pierres surmontée d’une sorte de petit drapeau, dont j’avais le souvenir et qui semble inspirer beaucoup de photographes et de peintres. Il est vrai qu’elle est singulière, posée à côté d’un petit arbre qui s’accroche avec elle à un banc de roches douteux.

A la sortie du canal, le bateau va faire dans la même foulée un beau demi-tour (1) pour accoster à Risoyhamn, désormais relié à Hinnoya par un pont. Le guide indique que de nombreuses colonies d’oiseaux marins, dont 160 000 macareux moines, ont élu domicile dans les environs. Il mentionne aussi la mine de charbon de Ramså (non exploitée car non rentable) où l’on trouve des squelettes complets d’ichtyosaures, gigantesques dinosaures en forme de poisson qui vivaient là il y a 150 millions d’années.

Je n’ai pas gardé souvenir de l’escale suivante, Sorland, sans doute parce qu‘elle a eu lieu pendant le déjeuner : c’était entre 12h30 et 13h00 ! Je vous dirai qu’on la surnomme « la ville bleue », parce qu’en 2000 ses habitants avaient décidé d’en peindre tous les bâtiments de cette couleur, pour fêter le nouveau millénaire et qu’ils ont continué depuis. Vous pouvez me croire : je ne l’ai pas vue !

Dans le berceau de la ligne

Stokmarknes qui lui succède ne peut, par contre, être négligée : c’est là que la Vesteraalens Dampskipselskap devenue Hurtigruten, avait établi son premier siège social en 1891 et il y est resté jusqu’en 1988. On peut y visiter à la course (1 heure d’escale), le musée de la compagnie, qui décrit son évolution et celle de ses navires pendant quelque 120 ans, et monter à bord d’un de ses anciens bateaux, un Finnmarken ancêtre du nôtre, qui est conservé au sec.

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Et voici maintenant que monte à l’horizon une barrière de montagnes. Ce sont celles des îles Lofoten et Vesteralen entre lesquelles se faufile le Raftsundet. Il s’agit du passage le plus spectaculaire (scenic diraient les Anglais) non seulement du voyage, mais aussi de toute la croisière Hurtigruten. L’avoir franchi à 23 ans comme chef de quart, est un souvenir marquant de ma vie de marin. Venant du nord, cela commence par un virage assez serré sur la droite, autour d’une petite île où gite un petit phare, puis il y a (maintenant) un pont sous lequel on va passer. Après, cela ressemble un peu à une large rivière, mais ne nous y fions pas, les courants y sont violents et quand la visibilité est mauvaise le transit demeure de haute école. Sur la passerelle du Finnmarken, le capitaine est certainement aux aguets. Tout au long du parcours, la montagne défile majestueusement le long du bord.

Nous stopperons un instant pour faciliter l’accostage d’une grosse vedette et y transférer des passagers qui participent à une excursion de découverte des aigles. Pour les autres et parce qu’il n’y a pas de vent, un numéro de « cirque », qui n’enchantera guère ma sensibilité de marin, se prépare.

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Un « numéro » inattendu

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Le Finnmarken va maintenant se glisser dans l’entrée très étroite du Trollfjord, aller jusqu’au fond de ce cul de sac qui s’évase, puis profitant de la « manœuvrabilité » que lui confèrent ses propulseurs d’étrave et l’action combinée de ses hélices et de son grand gouvernail, faire un tour sur lui-même au ras des falaises, avant de ressortir. La chose est parfaitement inutile pour la navigation mais, restons aimable, bravo l’artiste… ou le chien savant ?

La fin du transit renouera heureusement avec l’authenticité maritime et nous sortirons bientôt de la « vallée » pour retrouver l’océan. Environ une heure plus tard, Svolvær sera en vue et il ne faudra plus longtemps avant que nous salue la « femme du pêcheur », célèbre statue érigée à l’entrée des passes.

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Il est 18h30 et, comme il se devait, nous arrivons « pile à l’heure ! ». Il fait un beau soleil et on peut voir sur notre droite des séchoirs à morue, apparemment garnis seulement de têtes, droit devant, une montagne où se détache la Svolværgeita (la chèvre de Svolvær), monolithe de basalte très prisé des alpinistes (ils viennent de partout en été pour sauter entre les deux « cornes » de son sommet) et, sur la gauche, les bâtiments de la ville. C’est une cité animée et touristique, avec de nombreuses boutiques, des galeries d’art, des cafés et des restaurants où l’on peut goûter au steak de baleine ou à celui de renne et, évidemment, se régaler de poisson : il ne faut pas oublier qu’ici, c’est la Mecque de la morue (pardon, du cabillaud, comme on dit aujourd’hui) chaque hiver ! Pittoresque, l’habitat traditionnel des cabanes de pêcheurs peintes en marron y est toujours présent…mais ne nous leurrons pas, ces « rorbu » ont été réhabilités et beaucoup ne sont utilisés aujourd’hui que pour héberger les touristes.

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Sur le port et dans 2 heures, le Finnmarken va reprendre son chemin vers le sud…

  • Les navires de l’express côtier ne sont dotés de « portes » pour les passagers, les marchandises et les voitures, que sur le côté gauche (bâbord) de leur coque. C’est donc toujours celui-ci qui doit se trouver à quai et cela impose souvent de « retourner » le bateau avant son accostage.

HURTIGRUTEN comme si vous y étiez !

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A EKATERINBOURG, EN SIDE-CAR OU EN AVION ?

Par Julia Rugens

La région russe de l’Oural (Ural) est associée à une chaîne de montagnes qui s’étire sur plus de 2 000 km, depuis les steppes du Kazakhstan jusqu’à la Mer de Kara, dans l’Arctique russe en se prolongeant en mer par l’archipel de Nouvelle-Zemble. En Russie, on aime dire que l’Oural est une frontière naturelle entre l’Europe et l’Asie et on considère la ville d’Ekaterinbourg comme la capitale de la région.

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Si la ville de Saint-Pétersbourg a été bâtie par Pierre le Grand comme une fenêtre vers l’Europe, la ville d’Ekaterinbourg, fondée par Catherine I, est devenue la clé d’entrée pour la Sibérie et ses immenses richesses : une gare importante du Transsibérien a naturellement trouvé sa place sur la ligne qui a fidèlement épousé l’ancienne Route Impériale de Sibérie ; cette ville, située loin des frontières extérieures et dans une région parsemée d’usines métallurgiques est logiquement devenue la référence des industries mécaniques du pays.

Plus encore que les articles d’armement, tout le monde a en mémoire le célèbre side-car URAL : récemment, Sylvain Tesson s’est fait une joie immense en nous rappelant son existence, puisqu’il a parcouru 4 000 km en Russie à bord d’un URAL (Sylvain Tesson, livre « Berezina ») . Le fan club URAL France se définit comme un lieu animé « par un esprit d’aventure inspiré d’un side-car authentique au destin exceptionnel, une fierté transcendée par des liens humains sans frontière de la France jusqu’à la Russie ». Pour les amateurs il y a même le concessionnaire d’URAL installé en Lorraine.

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Pour ma part, j’ai aussi mes souvenirs d’un URAL : notre URAL 6×6 tout terrain que nous utilisons au Kamtchatka , à l’Extrême-Orient russe, pour approcher les volcans par les routes forestières défoncées ou coupées par des coulées de lave. C’est aussi grâce à l’URAL que nous avons pu extraire un véhicule de la rivière où le sable enterre tout, aussi vite que la neige lors d’une avalanche.

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La dernière fois, je suis passée à Ekaterinbourg en hiver. J’ai commencé par visiter une nouvelle cathédrale très particulière puisque construite à l’emplacement même de ce qui était autrefois la cave de la maison Ipatiev où l’on a fusillé le Tsar, son épouse et leurs enfants.

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On dit que la fusillade ait duré de longues minutes… ils ont eu du mal à achever les femmes. Comme toutes les aristocrates russes, elles avaient caché dans leurs corsets recousus à la main des pierres précieuses et des bijoux… alors… les balles dérapaient sur elles tandis que les assassins s‘acharnaient encore plus…Les corps ont été ensuite jetés dans la mine Ganina Yama à 17 km de la ville.

Aujourd’hui, sur place, dans une forêt ravissante, ensoleillée, pleine d’écureuils, de bouleaux, de pins et de sapins dont l’ombre se détache sur la neige très blanche, je distingue 7 chapelles en bois pour chacune des victimes : Maria, Tatiana, Anastasia, Olga, Alekseï, Nicolas et Alexandra, tous à présent canonisés par l’Eglise orthodoxe.

Cet endroit est devenu un lieu de pèlerinage et l’ambiance sur place est très orthodoxe. Je porte un pantalon de ski, une doudoune rouge et un gros foulard en laine blanche qui me protège du froid. A l’entrée du sanctuaire, je dois mettre une jupe « taille unique » par-dessus mon pantalon de ski. Selon les traditions je devrais aussi me couvrir la tête, c’est déjà le cas. Ce n’est pas fini : je me fais aussi reprendre par un pope qui m’indique « pour mon information » qu’il est mieux de porter le rouge pour Pâques… Les bulbes de 7 chapelles brillent au soleil, l’environnement est de toute beauté : au travers d’une porte entrouverte de la chapelle de Tatiana, j’entends un cantique, chanté a capella … Avant de partir, je ne résiste pas à l’achat d’un jeu de photographies en noir et blanc avec quelques citations tirées des mémoires de proches de la famille impériale.

Si les palais de Saint-Pétersbourg sont remplis d’objets d’art, de vases et de colonnes en malachite en provenance de l’Oural, la ville d’Ekaterinbourg est, elle, parsemée de sculptures de toutes sortes en bronze et en fonte. La matière première étant à portée de main, on n’hésite pas à en mettre un peu partout. On va retrouver statufiés Mickael Jackson, les Frères Lumières, Pouchkine, Vysotski, mais aussi des personnages banals comme un plombier, un passager, un docteur, un sportif ou plus étonnant comme ce gros chien qui ramasse courtoisement derrière lui.

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J’ai dû amener en France 1 kg de pierres ! De signe astrologique Balance, je n’arrivais pas à me décider au marché entre les colliers, les bracelets, les renards, les loups, les tortues et les ours en malachite, onyx, agate, jaspe, lazurite, aventurine (joli nom n’est-ce pas ?) etc. etc. En général on cherche quelque chose à offrir à une personne ; moi, devant l’immensité du choix et succombant à toutes ces tentations, je cherchais à qui je pourrai offrir les fruits de mes faiblesses.

J’ai aussi adoré cette grande patinoire scintillant au soleil où les petits et les grands profitent ensemble de moments de gaité, les pêcheurs installés en plein centre-ville sur l’étendue d’eau gelée ;

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j’ai aussi craqué pour une chapka après avoir essayé une dizaine. En hiver il est enivrant de faire une petite escapade en motoneige dans l’un des Parcs Naturels autour d’Ekaterinbourg, dormir une nuit dans la forêt sur place et continuer avec une balade équestre avant de rentrer en ville.

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Il y a à Ekaterinbourg de très jolies églises et la magnifique Maison de Sevastianov, des musées et des théâtres, de bons bars où on danse rock & roll, des boulangeries où on déguste des « pontchiks », des gens qui ont beaucoup d‘humour et…

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plein d’autres choses que je vous raconterai si tout à coup vous avez envie de partir pour découvrir cette Sibérie froide, inhospitalière, terre de goulag et des soviets, des cochers ivres et tutti quanti…  🙂

Un exemple de voyage à Ekaterinbourg ?

Il vaut mieux tout de même privilégier l’avion au side-car pour se rendre à Ekaterinbourg. Donc, correspondance à Moscou et vol Aeroflot vers Ekaterinbourg.

Breaking news 2017 : Brand Finance place Aeroflot dans le classement mondial des compagnies aériennes à la première place avant Emirates et American Airlines selon les nombreux critères ; je cite « les normes de sécurité de la compagnie russe sont parmi les meilleures au monde ». Et comme, en général, le monde anglo-saxon ne fait pas de cadeaux, je vous laisse en tirer la conclusion 🙂

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LE TRANSSIBERIEN ou LE BAM, VLADIVOSTOK ou PEKIN ?

Par Julia Rugens

Mon père est né en Extrême-Orient russe, dans la ville de Sovetskaïa Gavan (« Baie soviétique »). Un bout du monde ! Mon Dieu, comment notre Babouchka s’est-elle retrouvée là ? Il faut des siècles pour éclaircir certaines histoires de famille, d’autres restants à jamais ténébreuses. Bien plus tard, étudiant au Conservatoire de Kiev, mon père s’engagea plusieurs années comme steward à bord du train Moscou-Vladivostok. C’est d’ailleurs comme ça qu’il rencontra ma mère. Lui qui traversa la Russie des dizaines de fois dit aujourd’hui ne pas comprendre le rêve occidental du Transsibérien. Comme pour la plupart des Russes, ce ne serait pour lui qu’un moyen de locomotion, une utilité dont on se passerait volontiers, l’équivalent d’une motoneige pour un bucheron canadien.

Ceci-dit, je soupçonne mon père de vieillir…Il était plus sentimental qu’il ne le laisse paraître aujourd’hui… Il y a quelques années, il me confia ainsi avoir foncé une fois à toute allure vers le lac Baïkal, à l’arrêt de Sludyanka, pour remplir d’eau cristalline une bouteille de Champagne soviétique. Il s’émerveillait aussi des épais tapis de lédons recouvrant les monts baïkaliens. Enfin et surtout, nous, ses enfants, savons que vingt ans après son dernier voyage en Transsibérien, il conservait toujours précieusement une énorme pomme de pin de Sibérie, dont nous avions l’interdiction formelle d’extraire et manger les pignons desséchés !

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A mon tour, j’enchainai pendant mes études les jours, les nuits et les kilomètres en train. La grande différence entre un étudiant et un actif, c’est le temps dont ils disposent…. Si la Russie est grande, l’URSS l’était plus encore et ce n’est pas pour rien que les Russes adorent cette vilaine citation : « La Russie a deux gros problèmes : les idiots et les routes ». Les chemins de fer sont donc stratégiques pour la Russie, dont le réseau est incroyablement riche à l’aune de son immensité. Que de volonté politique et de sacrifices pour en arriver là. L’Armée impériale créa dès 1851 un corps dédié et les spécialistes se souviennent du manuel de stratégie de Denis Davidov, écrit pour ce grand pays continental qu’est la Russie. La construction du Transsibérien commença en 1891. Des années furent nécessaires pour percer la taïga, traverser les grands fleuves et rejoindre le Pacifique, une épopée digne d’inspirer un nouveau Sergio Leone. Le 6 octobre 1916, un an tout juste avant la Révolution d’Octobre, le dernier tronçon fut ouvert à Khabarovsk avec le pont sur le fleuve Amour. Un siècle plus tard, le Transsibérien est toujours la plus longue ligne ferroviaire au monde, sur huit fuseaux horaires.

Entre la Russie européenne et l’Extrême-Orient, via la Sibérie, ses rails portent quotidiennement des trains de catégories et générations différentes, aux milliers de passagers et tonnes de fret. Pour les puristes, la voie se termine à Vladivostok, face à la mer du Japon. Mais on peut aussi, à mi-chemin, du côté du lac Baïkal, filer au Sud avec le Transmongolien pour Pékin. L’un des tronçons les plus intéressants est appelé la Ceinture d’Acier de l’Empire. Elle longe le lac Baïkal en conservant toute l’originalité architecturale et technique de l’époque de sa construction, au début du XXème siècle … Un vrai voyage dans le passé ! Coincée entre le massif montagneux et le lac, la voie comporte 39 tunnels et plus de 500 ponts. 300 tonnes d’explosif furent utilisées pour percer la roche. Aujourd’hui classée monument historique, la Ceinture se prête encore en partie à une circulation à petite vitesse, ponctuée d’arrêts pour admirer le panorama.

Et connaissez-vous le Baïkal Amour Magistral (BAM) ?

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La seconde voie transsibérienne, parallèle à l’autre, commence au nord du lac. L’URSS fit de ce chantier historique une légende. Les Soviétiques le débutèrent en 1932. Très vite, le manque de ressources humaines apparut comme un problème majeur. Cela explique que le BAM soit l’œuvre de tout le pays et de plusieurs générations : initié par le corps militaire ferroviaire, poursuivi par des prisonniers de toutes catégories puis par le Komsomol, les jeunesses communistes… L’itinéraire, présentant de très grands obstacles naturels, était en 1889 jugé impensable techniquement par le colonel Voloshilov. Malgré tout, l’euphorie de la jeunesse, l’enthousiasme, le patriotisme et, il ne faut pas le cacher, le knout réussirent à mener à bien ce projet fou. Voire vertigineux et diabolique : là où il était alors impossible à l’époque de percer la crête de Mouïski Nord, les ingénieurs osèrent suspendre la voie au-dessus du vide avec le Pont du Diable. Sur ses jambes d’acier, la voie contourne la pente avec un virage sec, exposé aux avalanches… Le tunnel de Mouïski Nord de 15 300 mètres ne fut achevé qu’en 2003 !

Aujourd’hui, on peut hésiter devant les multiples déclinaisons du voyage en Transsibérien : Moscou-Pékin ou Moscou-Vladivostok ? D’Est en Ouest ou inversement ? Sur la ligne régulière ou en train spécial très confortable, comme L’Or des Tsars ?

Il y a quelques années, j’ai accompagné des amis français à bord du Transsibérien authentique, en hiver . Nous en parlons encore… Pourquoi les Français reviennent-ils souvent fascinés de ce voyage ?

Je laisse le dernier mot à mon père : « Il faut partir de Moscou, bouillonnante et ambitieuse comme toute capitale, comme toute jeunesse… On alterne les grandes et les petites villes, les gares, les minuscules stations en pleine taïga, les villages, les arrêts courts et prolongés, les fuseaux horaires et les climats… Toujours en mouvement, même sous la pluie battante, sous la neige ou le soleil étouffant, de jour comme de nuit. La densité de population chute après l’Oural et plus encore après le Baïkal. Moins d’arrêts, moins de monde, moins de rencontres mais de plus en plus de temps pour soi, et pas seulement à penser à la pluie et au beau temps… En ne regardant pratiquement plus l’heure, on se lève avec le soleil et on se couche avec les étoiles, en cessant de croire aux légendes du quotidien sédentaire, à sa propre légende. On se laisse progressivement faire, on s’abandonne à la vie et à la marche du temps, réduits à leurs essences. Il faut toujours aller vers l’Est et terminer par Vladivostok, là où le soleil se lève, même si on « perd » du temps au fil des fuseaux horaires. « Gagner du temps », cette obsession moderne, pourquoi faire ? La vérité, c’est la route. Peu importe combien de temps ça dure, l’important c’est comment ».

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Saint-Pétersbourg en janvier

Par Lydie Difonis, texte & photos (au retour du voyage)

Partir découvrir Saint-Petersbourg en hiver, bonne ou mauvaise idée ? En fait c’est plutôt une très bonne idée ! Certes, le ciel peut être tout aussi chargé de nuages annonciateurs de neige que la ville d’Histoire : là-bas, à la fin de chaque mois, la météo annonce le nombre de minutes d’ensoleillement ! Les représentations de palais pastel sublimés par une neige immaculée et étincelante de soleil ne reflètent pas précisément le quotidien : les amoureux de la photo devront donc compter avec la chance, ou prolonger leur séjour jusqu’au moment de pouvoir capter toute la magie d’une ville imaginée il y a 300 ans par un souverain visionnaire, Pierre Le Grand, qui souhaitait une porte sur l’Europe. Mais quoi qu’il en soit, l’accueil chaleureux, la gentillesse des russes et les dorures des palais compensent avantageusement le manque de soleil.

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En effet, si la météo n’est pas avec vous, à défaut de parcourir de long en large la ville surnommée parfois la Venise du Nord tant elle est en osmose avec la Neva – titre qu’elle ne revendique pas vraiment tant sa personnalité lui est propre-, passant d’un pont à l’autre pour découvrir les îles qui la composent, il faut investir les palais et musées qui, en cette basse saison, sont peu fréquentés : quel bonheur de pouvoir s’attarder sur une œuvre, de prendre le temps et la mesure, dans chaque salle, de la magnificence des décors qui vous laissent ébahis, émerveillés.

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Au cœur de cette grande ville, le long des canaux aux eaux gelées, les palais de la noblesse se bousculent dont celui des Princes Youssopov où fut assassiné le très controversé Raspoutine tant influent auprès de la tsarine Alexandra Feodorovna. La richesse immense de cette famille n’avait rien à envier à celle des tsars : leurs palais recelaient des collections de tableaux, d’objets, de sculptures, de bijoux inestimables constituées par les princes Nicolas Borissovitch Ioussoupov (1751-1831) et Nicolas Borissovitch Ioussoupov (1827-1891) en même temps qu’ils parcouraient l’Europe pour acquérir des œuvres pour leur tsar.

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Deux sphinx vous y accueillent, gardiennes d’un escalier de marbre colossal commandé en France. Il est une invitation à découvrir ce palais dont les salles, aux sols marquetés et plafonds richement décorés, rivalisent de beauté, de styles s’inspirant de la grandeur de la Grèce antique.

Il faut aussi pousser les portes du musée Fabergé surplombant les eaux de la Moïka. Outre ses admirables collections d’argenterie, d’émaux, d’objets du quotidien magnifiés par le talent d’artistes, sans oublier bien sûr les célèbres œufs de Karl Fabergé, il offre une succession de salles somptueuses.

Les églises orthodoxes et catholiques n’ont rien à envier à ces palais. Elles sont aussi de véritables joyaux érigés à la gloire de Dieu…. Un défi à l’impossible !

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De l’église de l’Assomption, décorée dans le style néo byzantin, à Saint-Sauveur sur le Sang, construit à l’endroit même où fut assassiné Alexandre II, en passant par Saint-Isaac la « catholique » ce ne sont qu’écrins qui exposent les talents extraordinaires, et l’adjectif prend ici tout son sens, d’artistes qui se sont surpassés. Ce n’est qu’un feu d’artifice de couleurs qui jaillit des sols pour monter à l’assaut des murs, des colonnes et envahir les niches et plafonds dans les moindres recoins. Les bulbes dorés et multicolores, les dômes et les flèches s’élancent dans le ciel de Saint-Pétersbourg comme des phares pour vous guider.

A 30 mn de la ville, deux destinations sont incontournables :

Tsarskoïe Selo, le village du Tsar. Cet admirable palais à la façade bleu pastel, où colonnes et atlantes se partagent l’espace, et surmonté d’élégants bulbes dorés, vous réserve bien des surprises…. En pénétrant dans le palais, dans le hall d’entrée magnifiquement décoré, un escalier de marbre imposant vous accueille et vous conduit dans la « galerie des glaces  » … on est époustouflé par le faste de cette vaste salle où portes et miroirs se succèdent, habillées de volutes et personnages dorées, sculptés dans le bois tendre du tilleul. Au fil de la visite alternent, d’une salle à l’autre, les styles baroque et néo-classique au milieu desquelles le Salon chinois, « made in » Russie affiche toute son originalité. 

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Le palais de Perterhof, au bord du golfe de Finlande. Pierre le Grand s’inspira de Versailles, qu’il visita après la mort du roi Soleil, pour bâtir ce palais…. en plus luxueux. Le réseau des superbes fontaines et canaux bénéficièrent ainsi de l’évolution des techniques 40 ans après Versailles. Dans la grande salle du palais, consacrée au repas officiel et bals, les magnifiques lustres prodiguent des reflets mauves, résultat savant d’un mélange d’or et de manganèse dans la pureté du cristal. Le Cabinet de chêne de Pierre Le Grand, aux murs parés de panneaux de bois, meublé et décoré de certains objets fabriqués par le Tsar lui-même, rappelle sa passion pour la mer et ses dons multiples. Les couleurs s’invitent de pièce en pièce ; ici la salle bleue, la pièce d’ambre, ailleurs la salle cramoisie parce que tendue de soie rouge.

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Aux côtés des tapisseries lyonnaises, soieries russes, porcelaine de Mayence, vaisselle de Wedgwood, tableaux, imitation de meubles de l’ébéniste français Charles Boule … s’invitent des objets du quotidien insolites mais tout aussi raffinés …. une boîte à mouches, un crochet pour défaire les lacets des corsets ! Ce sont autant d’œuvres, d’artistes italiens, français, russes …. qui ont contribué à la grandeur de Perterhof mais également à tant d’autres palais et résidences princières. Quand on a vu tous ces trésors et lorsque l’on sait que Peterhof fut en grande partie détruit pendant la 2ème Guerre Mondiale (et le siège de Léningrad) puis reconstruit et restauré à l’identique, on est presque incrédule devant ces prouesses qui furent réalisées par une nouvelle génération d’artistes mais aussi des volontaires.

Il est temps de faire une pause. Et pourquoi pas gourmande ! La très fine épicerie Elisseev, adresse incontournable, vous invite, derrière sa superbe façade Art Nouveau, à venir déguster, dans un décor raffiné, ses produits russes et succulentes pâtisseries. Laissez-vous tenter et surtout si vous êtes un inconditionnel du chocolat, goûtez leur véritable chocolat chaud et onctueux 100 % cacao ! Une fois revigoré, partez musarder le long de Nevski Prospect, les Champs Elysées de Saint-Pétersbourg, bordée de part et d’autre de bâtiments imposants eux aussi chargés d’histoire.

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C’est sur cette longue avenue de 5 km que se finit cette échappée dans cette belle Venise du Nord, enveloppée dans son manteau blanc. Les beaux jours offriront à leur tour d’autres balades, d’autres plaisirs, mais il faudra affronter les foules ! Alors n’hésitez pas ….osez y aller en hiver 🙂 !

NORD ESPACES / Julia: Merci Lydie pour ce beau carnet du voyage qui me donne envie de revenir à  Saint-Pétersbourg en hiver. Je partage avec tout le monde les images de mon propre voyage à St.Pétersbourg en VIDEO

DENALI AU COEUR

Par Sébastien, photos Andrea

C’est au cœur de l’Alaska que l’on trouve les 6 195 mètres du point culminant d’Amérique du Nord. Le mont Denali présente aussi un volume et une élévation verticale supérieurs à ceux de l’Everest ! Le sommet ne fut vaincu qu’en 1913, car son altitude et sa situation arctique le rendent très difficile à escalader. Cinq larges glaciers, dont certains atteignent 70 à 80 kilomètres de long, s’étalent sur ses pentes. Le Denali retrouva en 2015 son nom d’origine signifiant « Celui qui est haut » dans le dialecte des Amérindiens Athabascans. Ceux-ci étaient mécontents que la montagne, d’une grande importance historique et culturelle pour eux, ne porte pas son nom traditionnel. Elle fut en effet baptisée officiellement en 1896 par un prospecteur, en hommage à William McKinley, ex-gouverneur de l’Ohio, alors désigné par le parti Républicain pour briguer la magistrature suprême… Le vingt-cinquième président des Etats-Unis ne vint jamais en Alaska, mais fut assassiné en 1901 au cours de son second mandat. Le sommet est aussi connu sous le nom russe de Bolchaïa Gora (Большая Гора), signifiant « grande montagne ». L’Alaska fut en effet russe jusqu’en 1867 !

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Le mont fait partie depuis 1917 d’une zone protégée. Le Parc national et réserve de Denali s’étend aujourd’hui sur 24 395 km2, soit la taille de quatre départements français. Les fleurs sauvages parsèment en été la toundra, éclatante de jaunes, rouges et oranges en automne. La seule route est réservée aux bus du parc, qui passent plusieurs cols pour rejoindre le Wonder Lake. La vue sur le mont Denali y est magnifique. Le parc abrite une importante population de grizzlys et d’ours noirs, des troupeaux de caribous, mouflons de Dall et élans, ainsi que des loups au cerveau deux fois plus gros que celui d’un chien domestique. La marmotte des Rocheuses, l’écureuil de l’Arctique, le castor et le pika s’épanouissent dans la toundra. De nombreux oiseaux migrateurs se posent de la fin du printemps à celle de l’été : jaseur d’Amérique, durbec des pins, traquet, lagopède alpin, cygne siffleur, aigle royal… Les cours d’eau sont aussi riches de truites, saumons et bien d’autres trésors. Beau métier que celui de gardien du parc de Denali ! Le survol en avion, le rafting, la pêche et les randonnées pédestres sont des activités particulièrement appréciées des visiteurs. Pour maintenir les animaux à l’état sauvage et prévenir le danger, il ne faut pas les nourrir et approcher de trop près. En Alaska, on craint moins l’ours souvent craintif que l’élan de plus de 500 kg toujours susceptible de charger ! Sans négliger, dans la série de romans Twilight écrits par Stephenie Meyer, le clan de vampires dont le mont Denali serait le refuge …

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Il faut si possible emprunter la Denali Highway pour se rendre au parc ou le quitter. Construite en 1957 entre Paxson et Cantwell, elle fut un temps son seul lien routier avec Anchorage. Offrant 214 km de vues panoramiques sur les montagnes, la toundra et la taïga, elle traverse des rivières poissonneuses et des terrains de chasse indiens, entre lacs d’altitude et anciennes mines d’or. Goudronnée sur moins de 40 km, celle qui est aussi nommée Alaska Route 8 ne se parcourt qu’en 4×4.

Hiverner à Québec

Par Stéphanie

Hiverner à Québec … c’est une lumière incroyable, c’est le doux craquement de la neige, c’est le charme des ruelles du Petit Champlain parées de neige, c’est rencontrer Bonhomme Carnaval, c’est prendre le traversier pour Lévis et l’entendre briser la glace, c’est apprécier une bonne soupe chaude, c’est retomber en enfance devant la magie de l’hôtel de glace, c’est l’eau gelée de la Chute Montmorency, une vue incroyable sur le Saint-Laurent, c’est patiner sur les plaines d’Abraham, déguster une délicieuse poutine chez Poutineville, prendre un bain bouillonnant sous des températures négatives, c’est porter sa plus jolie tuque, c’est la vue sur le Château Frontenac enneigé.

Et c’est aussi les glissades de la Terrasse Dufferin, des stalactites impressionnantes sur les devantures des magasins, des écureuils par dizaines que l’on peut approcher sans difficulté, des panoramas incroyables, des températures extrêmes mais surtout des Québécois si accueillants et si chaleureux en toutes circonstances.

Vivre l’hiver à Québec n’a rien de comparable, vivre l’hiver à Québec c’est être dans un rêve éveillé.

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