A EKATERINBOURG, EN SIDE-CAR OU EN AVION ?

Par Julia Rugens

La région russe de l’Oural (Ural) est associée à une chaîne de montagnes qui s’étire sur plus de 2 000 km, depuis les steppes du Kazakhstan jusqu’à la Mer de Kara, dans l’Arctique russe en se prolongeant en mer par l’archipel de Nouvelle-Zemble. En Russie, on aime dire que l’Oural est une frontière naturelle entre l’Europe et l’Asie et on considère la ville d’Ekaterinbourg comme la capitale de la région.

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Si la ville de Saint-Pétersbourg a été bâtie par Pierre le Grand comme une fenêtre vers l’Europe, la ville d’Ekaterinbourg, fondée par Catherine I, est devenue la clé d’entrée pour la Sibérie et ses immenses richesses : une gare importante du Transsibérien a naturellement trouvé sa place sur la ligne qui a fidèlement épousé l’ancienne Route Impériale de Sibérie ; cette ville, située loin des frontières extérieures et dans une région parsemée d’usines métallurgiques est logiquement devenue la référence des industries mécaniques du pays.

Plus encore que les articles d’armement, tout le monde a en mémoire le célèbre side-car URAL : récemment, Sylvain Tesson s’est fait une joie immense en nous rappelant son existence, puisqu’il a parcouru 4 000 km en Russie à bord d’un URAL (Sylvain Tesson, livre « Berezina ») . Le fan club URAL France se définit comme un lieu animé « par un esprit d’aventure inspiré d’un side-car authentique au destin exceptionnel, une fierté transcendée par des liens humains sans frontière de la France jusqu’à la Russie ». Pour les amateurs il y a même le concessionnaire d’URAL installé en Lorraine.

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Pour ma part, j’ai aussi mes souvenirs d’un URAL : notre URAL 6×6 tout terrain que nous utilisons au Kamtchatka , à l’Extrême-Orient russe, pour approcher les volcans par les routes forestières défoncées ou coupées par des coulées de lave. C’est aussi grâce à l’URAL que nous avons pu extraire un véhicule de la rivière où le sable enterre tout, aussi vite que la neige lors d’une avalanche.

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La dernière fois, je suis passée à Ekaterinbourg en hiver. J’ai commencé par visiter une nouvelle cathédrale très particulière puisque construite à l’emplacement même de ce qui était autrefois la cave de la maison Ipatiev où l’on a fusillé le Tsar, son épouse et leurs enfants.

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On dit que la fusillade ait duré de longues minutes… ils ont eu du mal à achever les femmes. Comme toutes les aristocrates russes, elles avaient caché dans leurs corsets recousus à la main des pierres précieuses et des bijoux… alors… les balles dérapaient sur elles tandis que les assassins s‘acharnaient encore plus…Les corps ont été ensuite jetés dans la mine Ganina Yama à 17 km de la ville.

Aujourd’hui, sur place, dans une forêt ravissante, ensoleillée, pleine d’écureuils, de bouleaux, de pins et de sapins dont l’ombre se détache sur la neige très blanche, je distingue 7 chapelles en bois pour chacune des victimes : Maria, Tatiana, Anastasia, Olga, Alekseï, Nicolas et Alexandra, tous à présent canonisés par l’Eglise orthodoxe.

Cet endroit est devenu un lieu de pèlerinage et l’ambiance sur place est très orthodoxe. Je porte un pantalon de ski, une doudoune rouge et un gros foulard en laine blanche qui me protège du froid. A l’entrée du sanctuaire, je dois mettre une jupe « taille unique » par-dessus mon pantalon de ski. Selon les traditions je devrais aussi me couvrir la tête, c’est déjà le cas. Ce n’est pas fini : je me fais aussi reprendre par un pope qui m’indique « pour mon information » qu’il est mieux de porter le rouge pour Pâques… Les bulbes de 7 chapelles brillent au soleil, l’environnement est de toute beauté : au travers d’une porte entrouverte de la chapelle de Tatiana, j’entends un cantique, chanté a capella … Avant de partir, je ne résiste pas à l’achat d’un jeu de photographies en noir et blanc avec quelques citations tirées des mémoires de proches de la famille impériale.

Si les palais de Saint-Pétersbourg sont remplis d’objets d’art, de vases et de colonnes en malachite en provenance de l’Oural, la ville d’Ekaterinbourg est, elle, parsemée de sculptures de toutes sortes en bronze et en fonte. La matière première étant à portée de main, on n’hésite pas à en mettre un peu partout. On va retrouver statufiés Mickael Jackson, les Frères Lumières, Pouchkine, Vysotski, mais aussi des personnages banals comme un plombier, un passager, un docteur, un sportif ou plus étonnant comme ce gros chien qui ramasse courtoisement derrière lui.

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J’ai dû amener en France 1 kg de pierres ! De signe astrologique Balance, je n’arrivais pas à me décider au marché entre les colliers, les bracelets, les renards, les loups, les tortues et les ours en malachite, onyx, agate, jaspe, lazurite, aventurine (joli nom n’est-ce pas ?) etc. etc. En général on cherche quelque chose à offrir à une personne ; moi, devant l’immensité du choix et succombant à toutes ces tentations, je cherchais à qui je pourrai offrir les fruits de mes faiblesses.

J’ai aussi adoré cette grande patinoire scintillant au soleil où les petits et les grands profitent ensemble de moments de gaité, les pêcheurs installés en plein centre-ville sur l’étendue d’eau gelée ;

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j’ai aussi craqué pour une chapka après avoir essayé une dizaine. En hiver il est enivrant de faire une petite escapade en motoneige dans l’un des Parcs Naturels autour d’Ekaterinbourg, dormir une nuit dans la forêt sur place et continuer avec une balade équestre avant de rentrer en ville.

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Il y a à Ekaterinbourg de très jolies églises et la magnifique Maison de Sevastianov, des musées et des théâtres, de bons bars où on danse rock & roll, des boulangeries où on déguste des « pontchiks », des gens qui ont beaucoup d‘humour et…

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plein d’autres choses que je vous raconterai si tout à coup vous avez envie de partir pour découvrir cette Sibérie froide, inhospitalière, terre de goulag et des soviets, des cochers ivres et tutti quanti…  🙂

Un exemple de voyage à Ekaterinbourg ?

Il vaut mieux tout de même privilégier l’avion au side-car pour se rendre à Ekaterinbourg. Donc, correspondance à Moscou et vol Aeroflot vers Ekaterinbourg.

Breaking news 2017 : Brand Finance place Aeroflot dans le classement mondial des compagnies aériennes à la première place avant Emirates et American Airlines selon les nombreux critères ; je cite « les normes de sécurité de la compagnie russe sont parmi les meilleures au monde ». Et comme, en général, le monde anglo-saxon ne fait pas de cadeaux, je vous laisse en tirer la conclusion 🙂

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LE TRANSSIBERIEN ou LE BAM, VLADIVOSTOK ou PEKIN ?

Par Julia Rugens

Mon père est né en Extrême-Orient russe, dans la ville de Sovetskaïa Gavan (« Baie soviétique »). Un bout du monde ! Mon Dieu, comment notre Babouchka s’est-elle retrouvée là ? Il faut des siècles pour éclaircir certaines histoires de famille, d’autres restants à jamais ténébreuses. Bien plus tard, étudiant au Conservatoire de Kiev, mon père s’engagea plusieurs années comme steward à bord du train Moscou-Vladivostok. C’est d’ailleurs comme ça qu’il rencontra ma mère. Lui qui traversa la Russie des dizaines de fois dit aujourd’hui ne pas comprendre le rêve occidental du Transsibérien. Comme pour la plupart des Russes, ce ne serait pour lui qu’un moyen de locomotion, une utilité dont on se passerait volontiers, l’équivalent d’une motoneige pour un bucheron canadien.

Ceci-dit, je soupçonne mon père de vieillir…Il était plus sentimental qu’il ne le laisse paraître aujourd’hui… Il y a quelques années, il me confia ainsi avoir foncé une fois à toute allure vers le lac Baïkal, à l’arrêt de Sludyanka, pour remplir d’eau cristalline une bouteille de Champagne soviétique. Il s’émerveillait aussi des épais tapis de lédons recouvrant les monts baïkaliens. Enfin et surtout, nous, ses enfants, savons que vingt ans après son dernier voyage en Transsibérien, il conservait toujours précieusement une énorme pomme de pin de Sibérie, dont nous avions l’interdiction formelle d’extraire et manger les pignons desséchés !

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A mon tour, j’enchainai pendant mes études les jours, les nuits et les kilomètres en train. La grande différence entre un étudiant et un actif, c’est le temps dont ils disposent…. Si la Russie est grande, l’URSS l’était plus encore et ce n’est pas pour rien que les Russes adorent cette vilaine citation : « La Russie a deux gros problèmes : les idiots et les routes ». Les chemins de fer sont donc stratégiques pour la Russie, dont le réseau est incroyablement riche à l’aune de son immensité. Que de volonté politique et de sacrifices pour en arriver là. L’Armée impériale créa dès 1851 un corps dédié et les spécialistes se souviennent du manuel de stratégie de Denis Davidov, écrit pour ce grand pays continental qu’est la Russie. La construction du Transsibérien commença en 1891. Des années furent nécessaires pour percer la taïga, traverser les grands fleuves et rejoindre le Pacifique, une épopée digne d’inspirer un nouveau Sergio Leone. Le 6 octobre 1916, un an tout juste avant la Révolution d’Octobre, le dernier tronçon fut ouvert à Khabarovsk avec le pont sur le fleuve Amour. Un siècle plus tard, le Transsibérien est toujours la plus longue ligne ferroviaire au monde, sur huit fuseaux horaires.

Entre la Russie européenne et l’Extrême-Orient, via la Sibérie, ses rails portent quotidiennement des trains de catégories et générations différentes, aux milliers de passagers et tonnes de fret. Pour les puristes, la voie se termine à Vladivostok, face à la mer du Japon. Mais on peut aussi, à mi-chemin, du côté du lac Baïkal, filer au Sud avec le Transmongolien pour Pékin. L’un des tronçons les plus intéressants est appelé la Ceinture d’Acier de l’Empire. Elle longe le lac Baïkal en conservant toute l’originalité architecturale et technique de l’époque de sa construction, au début du XXème siècle … Un vrai voyage dans le passé ! Coincée entre le massif montagneux et le lac, la voie comporte 39 tunnels et plus de 500 ponts. 300 tonnes d’explosif furent utilisées pour percer la roche. Aujourd’hui classée monument historique, la Ceinture se prête encore en partie à une circulation à petite vitesse, ponctuée d’arrêts pour admirer le panorama.

Et connaissez-vous le Baïkal Amour Magistral (BAM) ?

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La seconde voie transsibérienne, parallèle à l’autre, commence au nord du lac. L’URSS fit de ce chantier historique une légende. Les Soviétiques le débutèrent en 1932. Très vite, le manque de ressources humaines apparut comme un problème majeur. Cela explique que le BAM soit l’œuvre de tout le pays et de plusieurs générations : initié par le corps militaire ferroviaire, poursuivi par des prisonniers de toutes catégories puis par le Komsomol, les jeunesses communistes… L’itinéraire, présentant de très grands obstacles naturels, était en 1889 jugé impensable techniquement par le colonel Voloshilov. Malgré tout, l’euphorie de la jeunesse, l’enthousiasme, le patriotisme et, il ne faut pas le cacher, le knout réussirent à mener à bien ce projet fou. Voire vertigineux et diabolique : là où il était alors impossible à l’époque de percer la crête de Mouïski Nord, les ingénieurs osèrent suspendre la voie au-dessus du vide avec le Pont du Diable. Sur ses jambes d’acier, la voie contourne la pente avec un virage sec, exposé aux avalanches… Le tunnel de Mouïski Nord de 15 300 mètres ne fut achevé qu’en 2003 !

Aujourd’hui, on peut hésiter devant les multiples déclinaisons du voyage en Transsibérien : Moscou-Pékin ou Moscou-Vladivostok ? D’Est en Ouest ou inversement ? Sur la ligne régulière ou en train spécial très confortable, comme L’Or des Tsars ?

Il y a quelques années, j’ai accompagné des amis français à bord du Transsibérien authentique, en hiver . Nous en parlons encore… Pourquoi les Français reviennent-ils souvent fascinés de ce voyage ?

Je laisse le dernier mot à mon père : « Il faut partir de Moscou, bouillonnante et ambitieuse comme toute capitale, comme toute jeunesse… On alterne les grandes et les petites villes, les gares, les minuscules stations en pleine taïga, les villages, les arrêts courts et prolongés, les fuseaux horaires et les climats… Toujours en mouvement, même sous la pluie battante, sous la neige ou le soleil étouffant, de jour comme de nuit. La densité de population chute après l’Oural et plus encore après le Baïkal. Moins d’arrêts, moins de monde, moins de rencontres mais de plus en plus de temps pour soi, et pas seulement à penser à la pluie et au beau temps… En ne regardant pratiquement plus l’heure, on se lève avec le soleil et on se couche avec les étoiles, en cessant de croire aux légendes du quotidien sédentaire, à sa propre légende. On se laisse progressivement faire, on s’abandonne à la vie et à la marche du temps, réduits à leurs essences. Il faut toujours aller vers l’Est et terminer par Vladivostok, là où le soleil se lève, même si on « perd » du temps au fil des fuseaux horaires. « Gagner du temps », cette obsession moderne, pourquoi faire ? La vérité, c’est la route. Peu importe combien de temps ça dure, l’important c’est comment ».

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QUEBEC, LA LANGUE FRANÇAISE ET NORD ESPACES

Depuis 1973, l’école québécoise de Georges-Vanier se distingue par son approche pédagogique et son modèle organisationnel unique au Québec qui est basé sur un apprentissage modulaire individualisé (AMI). La Fondation canadienne de l’Apprentissage Modulaire Individualisé soutient ce projet éducatif. Certains de ses membres font des recherches pédagogiques pour améliorer et constamment mettre à jour leurs modules d’Apprentissage Modulaire Individuel (Acronyme de AMI). Ses produits sont distribués dans des écoles canadiennes depuis plus de 30 ans.

Au cœur de ce projet éducatif unique est  l’élève qui est le premier responsable de ses apprentissages. Il progresse selon ses choix et ses besoins de façon autonome.

NORD ESPACES a été sollicité pour la qualité de ses textes et photos : les enseignants souhaitaient les partager afin de créer des dossiers de lecture passionnants et faire découvrir aux élèves du Québec des endroits sur le globe qui frappent davantage l’imaginaire que certaines destinations traditionnelles ; éveiller la curiosité, impressionner, émerveiller et donner envie d’apprendre d’avantage sont des moteurs de motivation pour un apprentissage efficace.

NORD ESPACES met gracieusement à disposition de la Fondation ses écrits et ses visuels et soutient cette initiative éducative.

NOTRE VOYAGE DE NOCES

K & R BERTHO Au retour du voyage de noces sur mesure

Et bien il n’y a que 2 mots qui me viennent à la bouche, absolument fabuleux ! Nous avons passés 10 jours de pur bonheur, de relaxation et de découvertes. L’organisation du voyage était parfaite, aucun problème pour les transferts et surtout rien à redire sur le choix des hébergements, nous avons logés comme des rois ! Le chalet est un endroit parfait pour les couples ou familles voulant un peu d’intimité et d’autonomie, c’est exactement ce qu’il nous fallait. Cet endroit allie confort et sobriété et il y a vraiment tout ce qu’il faut sur place. Nous avons fait la connaissance de la chef cuistot qui s’est occupé de nous préparer les repas du soir, une charmante jeune fille et très douée, c’était excellent et vraiment copieux ! Les guides sont sympathiques et la logistique des activités très bien rôdée. Nous avons terminé notre séjour par 2 jours de skis où la place ne manquait pas sur les pistes et où nous avons pu apprécier les aurores boréales, un joli cadeau de départ ! Merci beaucoup Valérie pour le temps consacré à cette escapade mémorable, c’est le plus beau de tous mes voyages, une vraie révélation.

À très bientôt.

Saint-Pétersbourg en janvier

Par Lydie Difonis, texte & photos (au retour du voyage)

Partir découvrir Saint-Petersbourg en hiver, bonne ou mauvaise idée ? En fait c’est plutôt une très bonne idée ! Certes, le ciel peut être tout aussi chargé de nuages annonciateurs de neige que la ville d’Histoire : là-bas, à la fin de chaque mois, la météo annonce le nombre de minutes d’ensoleillement ! Les représentations de palais pastel sublimés par une neige immaculée et étincelante de soleil ne reflètent pas précisément le quotidien : les amoureux de la photo devront donc compter avec la chance, ou prolonger leur séjour jusqu’au moment de pouvoir capter toute la magie d’une ville imaginée il y a 300 ans par un souverain visionnaire, Pierre Le Grand, qui souhaitait une porte sur l’Europe. Mais quoi qu’il en soit, l’accueil chaleureux, la gentillesse des russes et les dorures des palais compensent avantageusement le manque de soleil.

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En effet, si la météo n’est pas avec vous, à défaut de parcourir de long en large la ville surnommée parfois la Venise du Nord tant elle est en osmose avec la Neva – titre qu’elle ne revendique pas vraiment tant sa personnalité lui est propre-, passant d’un pont à l’autre pour découvrir les îles qui la composent, il faut investir les palais et musées qui, en cette basse saison, sont peu fréquentés : quel bonheur de pouvoir s’attarder sur une œuvre, de prendre le temps et la mesure, dans chaque salle, de la magnificence des décors qui vous laissent ébahis, émerveillés.

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Au cœur de cette grande ville, le long des canaux aux eaux gelées, les palais de la noblesse se bousculent dont celui des Princes Youssopov où fut assassiné le très controversé Raspoutine tant influent auprès de la tsarine Alexandra Feodorovna. La richesse immense de cette famille n’avait rien à envier à celle des tsars : leurs palais recelaient des collections de tableaux, d’objets, de sculptures, de bijoux inestimables constituées par les princes Nicolas Borissovitch Ioussoupov (1751-1831) et Nicolas Borissovitch Ioussoupov (1827-1891) en même temps qu’ils parcouraient l’Europe pour acquérir des œuvres pour leur tsar.

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Deux sphinx vous y accueillent, gardiennes d’un escalier de marbre colossal commandé en France. Il est une invitation à découvrir ce palais dont les salles, aux sols marquetés et plafonds richement décorés, rivalisent de beauté, de styles s’inspirant de la grandeur de la Grèce antique.

Il faut aussi pousser les portes du musée Fabergé surplombant les eaux de la Moïka. Outre ses admirables collections d’argenterie, d’émaux, d’objets du quotidien magnifiés par le talent d’artistes, sans oublier bien sûr les célèbres œufs de Karl Fabergé, il offre une succession de salles somptueuses.

Les églises orthodoxes et catholiques n’ont rien à envier à ces palais. Elles sont aussi de véritables joyaux érigés à la gloire de Dieu…. Un défi à l’impossible !

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De l’église de l’Assomption, décorée dans le style néo byzantin, à Saint-Sauveur sur le Sang, construit à l’endroit même où fut assassiné Alexandre II, en passant par Saint-Isaac la « catholique » ce ne sont qu’écrins qui exposent les talents extraordinaires, et l’adjectif prend ici tout son sens, d’artistes qui se sont surpassés. Ce n’est qu’un feu d’artifice de couleurs qui jaillit des sols pour monter à l’assaut des murs, des colonnes et envahir les niches et plafonds dans les moindres recoins. Les bulbes dorés et multicolores, les dômes et les flèches s’élancent dans le ciel de Saint-Pétersbourg comme des phares pour vous guider.

A 30 mn de la ville, deux destinations sont incontournables :

Tsarskoïe Selo, le village du Tsar. Cet admirable palais à la façade bleu pastel, où colonnes et atlantes se partagent l’espace, et surmonté d’élégants bulbes dorés, vous réserve bien des surprises…. En pénétrant dans le palais, dans le hall d’entrée magnifiquement décoré, un escalier de marbre imposant vous accueille et vous conduit dans la « galerie des glaces  » … on est époustouflé par le faste de cette vaste salle où portes et miroirs se succèdent, habillées de volutes et personnages dorées, sculptés dans le bois tendre du tilleul. Au fil de la visite alternent, d’une salle à l’autre, les styles baroque et néo-classique au milieu desquelles le Salon chinois, « made in » Russie affiche toute son originalité. 

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Le palais de Perterhof, au bord du golfe de Finlande. Pierre le Grand s’inspira de Versailles, qu’il visita après la mort du roi Soleil, pour bâtir ce palais…. en plus luxueux. Le réseau des superbes fontaines et canaux bénéficièrent ainsi de l’évolution des techniques 40 ans après Versailles. Dans la grande salle du palais, consacrée au repas officiel et bals, les magnifiques lustres prodiguent des reflets mauves, résultat savant d’un mélange d’or et de manganèse dans la pureté du cristal. Le Cabinet de chêne de Pierre Le Grand, aux murs parés de panneaux de bois, meublé et décoré de certains objets fabriqués par le Tsar lui-même, rappelle sa passion pour la mer et ses dons multiples. Les couleurs s’invitent de pièce en pièce ; ici la salle bleue, la pièce d’ambre, ailleurs la salle cramoisie parce que tendue de soie rouge.

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Aux côtés des tapisseries lyonnaises, soieries russes, porcelaine de Mayence, vaisselle de Wedgwood, tableaux, imitation de meubles de l’ébéniste français Charles Boule … s’invitent des objets du quotidien insolites mais tout aussi raffinés …. une boîte à mouches, un crochet pour défaire les lacets des corsets ! Ce sont autant d’œuvres, d’artistes italiens, français, russes …. qui ont contribué à la grandeur de Perterhof mais également à tant d’autres palais et résidences princières. Quand on a vu tous ces trésors et lorsque l’on sait que Peterhof fut en grande partie détruit pendant la 2ème Guerre Mondiale (et le siège de Léningrad) puis reconstruit et restauré à l’identique, on est presque incrédule devant ces prouesses qui furent réalisées par une nouvelle génération d’artistes mais aussi des volontaires.

Il est temps de faire une pause. Et pourquoi pas gourmande ! La très fine épicerie Elisseev, adresse incontournable, vous invite, derrière sa superbe façade Art Nouveau, à venir déguster, dans un décor raffiné, ses produits russes et succulentes pâtisseries. Laissez-vous tenter et surtout si vous êtes un inconditionnel du chocolat, goûtez leur véritable chocolat chaud et onctueux 100 % cacao ! Une fois revigoré, partez musarder le long de Nevski Prospect, les Champs Elysées de Saint-Pétersbourg, bordée de part et d’autre de bâtiments imposants eux aussi chargés d’histoire.

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C’est sur cette longue avenue de 5 km que se finit cette échappée dans cette belle Venise du Nord, enveloppée dans son manteau blanc. Les beaux jours offriront à leur tour d’autres balades, d’autres plaisirs, mais il faudra affronter les foules ! Alors n’hésitez pas ….osez y aller en hiver 🙂 !

NORD ESPACES / Julia: Merci Lydie pour ce beau carnet du voyage qui me donne envie de revenir à  Saint-Pétersbourg en hiver. Je partage avec tout le monde les images de mon propre voyage à St.Pétersbourg en VIDEO

Un bon bol d’air en Finlande

Françoise Guillaumin (Paris) de retour du voyage Poudre de neige nordique

Attirée par la neige et le grand nord, je me suis dite pourquoi pas un séjour de randonnée dans la nature finlandaise en hiver !

Forêts enneigées, les couleurs du ciel, naissance d’un soir d’une aurore boréale… Le temps à l’observation. Soirées au coin du feu dans les chalets en pleine nature au bord d’un lac, ….. Ainsi que le sauna chaque soir.

Ne pas oublier les repas, si délicieux et copieux après l’effort, nos boissons chaudes aromatisées de baies de la forêt ainsi que les grillades autour d’un feu lors des pique-niques.

Enfin la bonne ambiance d’un petit groupe de nationalités diverses et l’humour de notre guide finlandais. On ne reste pas indifférent un hiver en Finlande !

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Fugue royale en Russie

Lydie D ( Paris  ) au retour du voyage Fugue Royale à St. Pétersbourg

Maman et moi sommes enchantées de cette échappée. Tout s’est bien passé d’un point de vue logistique. Nous avons eu de la neige au début. Dans un sens c’était une façon de voir St Petersbourg. Et comme ces 3 jours étaient principalement orientés sur les visites des palais et musées, nous n’avons pas été plus gênées que cela. Nous avons été émerveillées par tout ce que nous avons vu. Les salles des palais, musées sont sublimes. Les décors des églises somptueux. Et puis il faut également parler de la gentillesse des russes très ouverts, curieux et toujours prêts à aider. C’est important et ça contribue pour beaucoup à l’impression que l’on garde d’un pays. Bien sûr 3 jours n’ont pas suffi à appréhender cette grande ville qui doit être bien différente en été avec ses parcs, ses canaux, ses îles. Mais c’était déjà une belle approche.

Encore merci.