Concours photos Nord Espaces/Hedgren

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Samedi 31 octobre, a eu lieu, dans les bureaux de la Ste Hedgren, la remise des prix du concours photos Nord Espaces/Hedgren.

Nord Espaces  a trouvé « la » prise de vue qui illustrera la couverture de sa nouvelle brochure ETE 2010.

Voici la photo de la remise des prix avec Armelle Bouillon, la responsable de la marque « Hedgren », M. Gardes, le vainqueur du concours et Natacha de l’équipe Nord Espaces

[Voir la liste des gagnants avec les photos]

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[Invitation au voyage] – …… en ANTARCTIQUE !

Maya, notre chargée de production,  grande passionnée du Grand Nord,  est partie pour Nord Espaces à la découverte du pôle sud…un de ses rêves d’enfant devenu réalité ! Elle est partie à bord du MS Nordkapp au départ de Puerto Montt au Chili jusqu’à Ushuaïa, en Terre de Feu Argentine en passant par le continent Antarctique.

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L’Antarctique est le septième continent du monde. Une vaste contrée de 14 millions de km2 (grande comme les Etats-Unis et l’Europe réunis), recouverte à 95% de glace et qui abrite les deux tiers des réserves d’eau douce de la planète. C’est aussi le continent le plus élevé avec une altitude moyenne de 2300 m et le plus froid avec des températures n’affichant pas plus de 2°C pendant l’été et pouvant atteindre -80°C en plein hiver.

Après 1820, date où elle fut aperçue pour la première fois, l’Antarctique a attiré un grand nombre de chasseurs de phoques et baleiniers. Très vite, comme toute terre nouvellement découverte, l’Antarctique est convoitée par des nations qui toutes pensent avoir un droit de souveraineté sur elle : l’Argentine, l’Australie, le Chili, la France, le Royaume-Uni, la Nouvelle Zélande et la Norvège.

Mais en 1961, le Traité de l’Antarctique met un terme à toutes ces revendications. Le continent est déclaré « Zone internationale » et la coopération scientifique prend le pas sur les intérêts territoriaux. Aujourd’hui, c’est un gigantesque laboratoire, indispensable à l’étude des phénomènes naturels et à la bonne santé de notre planète (des chercheurs s’efforcent de connaître l’histoire de notre planète et surveillent la qualité de l’air pour prévenir des signes de pollution).

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Devant la nécessité de protéger cette terre, les pays membres du Traité signent en 1991 le protocole de Madrid désignant l’Antarctique comme « une réserve naturelle, dévouée à la paix et à la science », réglementant les conditions des activités qui s’y déroulent, soulignant la nécessité de surveiller l’impact environnemental de ces activités et prohibant « tout exercice, autre que scientifique, en relation avec les ressources minérales ».

Même si son tourisme reste encore très exclusif et limité, l’Antarctique, dernier bastion sauvage de la planète, accueille environ 25.000 visiteurs chaque année, et ce chiffre est en constante augmentation depuis une dizaine d’années. De nombreuses questions sur la régulation du tourisme sont actuellement débattues par les différents pays du « Traité de l’Antarctique »; et le prix du voyage pourrait être l’un des moyens pour réguler ce tourisme.

Pour beaucoup d’entre nous, l’Antarctique fait partie de ces destinations mythiques surtout lorsque l’on évoque les noms de Roald Admunsen, Robert Falcon Scott, Sir Ernest Henry Shackelton, James Cook, Sir James Clark Ross, Jules Sébastien César Dumont d’Urville…
Pour ma part, elle faisait partie de mes rêves de « gosse » et j’ai eu beaucoup de mal à réaliser que mon rêve allait devenir réalité lorsque l’on me proposa d’embarquer à bord de l’un des navires de la ligne de l’Express Côtier norvégien (Hurtigruten), le M/S Nordkapp, pour une magnifique croisière de 14 jours au départ du sud chilien, le 15 février dernier…

Au total, 17 jours de voyage au cours desquels j’ai découvert tour à tour Santiago, capitale du Chili, Puerto Montt, point de départ de notre croisière le long des fjords chiliens et des îles de Patagonie, l’île de Chiloe, classée « Patrimoine de l’Humanité » par l’Unesco pour ses églises en bois, Puerto Chacabuco, porte d’entrée de la Patagonie et enfin Puerto Eden, petit village de 174 habitants dont 10 sont de purs indiens Kaweskar. Entrée dans le détroit de Magellan avec la ville de Punta Arenas réputée pour sa production de laine. Continuation par le canal de Beagle et la très célèbre terre du Cap Horn que j’ai eu la grande chance de fouler pendant cette croisière. Un moment particulièrement fort de ce périple lorsque l’on connait l’historique de la découverte de cette île par Jakob Lemaire et Willem Schouten en 1616. Puis le passage le plus redouté de tous le fameux passage de Drake (reliant les océans atlantique et pacifique), connu pour ses pires conditions météorologiques maritimes du monde et que nous avons passé avec une déconcertante douceur !!!

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Enfin, les premières côtes de la péninsule Antarctique se sont révélées timidement à nous, les filets nuageux cachant presque jalousement une partie des immenses morceaux de glace, décrochés des parois congelées qui émergent parfois à plus de 50 m de hauteur au dessus du niveau de la mer.
C’était fait ! Mon rêve de petite fille était en train de se réaliser et je n’ai pas pu m’empêcher de penser avec émotion à tous ces fantastiques récits de voyages que les premiers grands explorateurs comme Admunsen, Charcot, Shakelton et Scott nous ont fait partager au cours de ces derniers siècles …

De sublimes paysages de glaciers multicolores, d’icebergs bleutés et de montagnes torturées ont accompagné le bateau dans sa navigation en Antarctique.

Malgré une flore terrestre plutôt pauvre (principalement constituée de lichens, mousses et champignons), la péninsule Antarctique offre un étonnant florilège de faune marine : des baleines bleues, des millions de pingouins de 7 espèces différentes, 6 espèces de phoques mais aussi une trentaine d’espèces d’oiseaux migrateurs (albatros, cormorans, fulmars, manchots, pétrels)

Un spectacle fascinant pour les yeux, une très belle croisière que je recommande à tous ceux qui souhaitent découvrir et vivre l’Antarctique à bord d’un navire de construction récente, respectant à la lettre les normes de sécurité et bénéficiant de tout le confort moderne et d’aménagements agréables.

PROGRAMME AU JOUR LE JOUR…

15 Février : Vol Paris CDG-Santiago. Env. 15 h de vol avec un arrêt à Buenos Aires (nuit et dîner en vol). Arrivée à l’aéroport International de Santiago. Accueil et transfert à l’hôtel. Temps libre pour découvrir Santiago (excursions optionnelles proposées).
Je recommanderais personnellement d’arriver une journée avant afin de profiter pleinement de la capitale chilienne.

16 Février : Après le petit déjeuner, transfert pour l’aéroport et envol à destination de Puerto Montt. Excursion optionnelle ou temps libre pour visiter la ville individuellement. En fin de journée, embarquement à bord du MS Nordkapp. Réunion d’informations.

17 Février : Le matin, arrivée à Castro sur l’Ile de Chiloé, également appelée « Terre des mouettes ». Il fait bon flâner dans ce village de pêcheurs où les maisons de bois dites Palafitos sont perchées sur pilotis au bord de l’eau pour éviter les inondations. Possibilité de visite individuelle ou d’excursion optionnelle. Départ de Castro en début d’après-midi. Poursuite de la navigation au milieu des archipels formés par les Iles Guitecas et jusqu’au Golfe de Corcovado.

18 Février : Le matin, arrivée dans le fjord de Puerto Chacabuco. Départ en autocar pour une découverte des environs. En début d’après midi, départ de Puerto Chacabuco à destination du Golfo de Penas.

19 Février : Après avoir profité de la navigation à travers des paysages fabuleux (peuplés d’un faune abondante), nous avons débarqué dans le village de pêcheurs de Puerto Eden, l’un des rares endroits de la région habité principalement par des indiens. Dans la soirée, le MS Nordkapp a poursuivit sa navigation à destination des fjords chiliens.

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20 Février : Détroits fantastiques, fjords et montagnes ont accompagné la navigation de cette journée. Découverte du détroit d’Amalia et approche de l’impressionnant Glacier Skua. Le passage du détroit de Magellan, entre la Patagonie méridionale et l’archipel de la Terre de Feu, nous a permis un fabuleux coup d’œil sur une contrée encore vierge. Durant des années, passer par le détroit fut une alternative plus sûre au Cap Horn, il fut primordial pour la navigation et le commerce entre l’Europe et la côte ouest de l’Amérique jusqu’à ce que le détroit de Panama soit ouvert en 1914.

21 Février : Arrivée le matin à Punta Arenas, la ville la plus importante du détroit. Visite libre ou excursion optionnelle. Dans la soirée, navigation dans le Détroit de Magellan.

22 Février : Belle navigation dans le célèbre Canal de Beagle. Arrivée en milieu d’après-midi au Cap Horn. Nous avons pu explorer ce lieu mythique du bout du monde. Un grand moment car le débarquement était loin d’être garanti ! Dans la soirée, départ du Cap Horn à destination du Passage de Drake.

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23 et 24 Février : Navigation vers le passage du Drake qui relie les océans Atlantique et Pacifique.
La mer a été étonnement calme pendant ces 36 heures ! Nous l’avons même baptisé le » passage du Lake » et non du « Drake » !

25 février au 01 mars : Découverte de cet immense continent. La navigation s’est déroulée en fonction des conditions climatiques, de la glace et également des conditions locales. L’approche progressive en territoire antarctique a été extraordinaire car le temps était nuageux et bas et créait une ambiance presque irréelle autour des immenses montagnes couronnées de glaciers multicolores que nous apercevions par épisodes, selon le mouvement des nuages. C’était grandiose !

Premier débarquement : DECEPTION ISLAND (Whaler’s Bay) : Un des plus beaux débarquements pour ma part ! Une ambiance étrange avec ses montagnes aux teintes extrêmes : noir, blanc, rouge, vert, marron, les vapeurs qui s’échappaient de la plage de sable noir (ressemblant par endroits aux caldeiras islandaises) et les ruines de plusieurs bâtiments et navires relatant de l’ancienne activité baleinière. Certains ont même pu goûter au bain d’une source d’eau chaude naturelle. Un spectacle unique et amusant avec quelques belles photos à l’appui, je pense ! Ah, j’oubliais ! Avant de revenir au bateau, une baleine est venue nous saluer de sa queue majestueuse ! Vraiment splendide !

YANKEE HARBOUR : Ancien port naturel utilisé dans le passé par des chasseurs de phoques américains. Aujourd’hui le site est principalement habité par des milliers de manchots « Gentoo ». Notre premier contact pris avec la faune antarctique (à part les baleines !). Un spectacle saisissant et parfois drôle dû à la démarche pataude de ces oiseaux. Nous étions si proches d’eux et pourtant aucun sentiment de peur de leur part. Plutôt de la curiosité pour certains qui venaient picorer nos blousons ou nos caméras. Quelques phoques tranquillement installés sur la terre ferme, nous observaient du coin de l’œil. Et il n’était pas très prudent de les approcher à plus de 15 m !

PORT LOCKROY : Station de recherche britannique située sur l’île de Wiencke, autrefois utilisée par les baleiniers. On peut encore aujourd’hui découvrir les restes de différents squelettes de baleines et surtout visiter le petit musée très bien conservé. On peut aussi y observer des nombreuses colonies de manchots, certains d’ailleurs nous ont accompagnés presque comme des « guides locaux» dans notre découverte de l’île !

LEMAIRE CHANNEL : Une des plus belles navigations de la péninsule Antarctique (ref. photos) avec l’étroit passage séparant Booth Island de la péninsule Antarctique, entre des falaises de glace scintillant de toute une gamme de bleus… Parfois, de fins filets nuageux tombaient sur les montagnes noires, laissant apparaître en premier plan, quelques petits icebergs et langues glaciaires. Majestueux !

VERNADSKY STATION (ukrainienne) : Ancienne base britannique de Faraday, Vernadsky Station poursuit actuellement sa surveillance du climat en Antarctique, entamée en 1947. Une visite intéressante de la base qui s’est terminée par la dégustation d’une vodka « on the rocks » !

PARADISE HARBOUR (Almirante Brown) : Avec ses majestueux icebergs et ses sublimes montagnes environnantes, les baleiniers opérant dans cette partie de la péninsule au début du 20ème siècle ont reconnu la beauté du lieu et l’on surnommé « Paradise Bay » . Pas de commentaire à ajouter. C’était tout simplement grandiose d’autant que le ciel bleu et le soleil s’étaient invités dès notre arrivée dans la baie !

CUVERVILLE ISLAND : Découverte en 1898 par le lieutenant belge Adrien de Garlache et nommée « Cuverville Island » en l’honneur de l’ancien amiral français Albert Cuverville. Importante colonie de manchots « gentoo » que nous avons pris le temps d’observer pendant plus d’une heure. Toujours aussi fascinant de pouvoir observer la vie de ces animaux dans de telles conditions de proximité et de respect mutuel…

HALF MOON ISLAND : Située près de la base argentine de Camara, « l’île de demi-lune » longue de 2 km accueille une grande colonie de manchots à jugulaire. Nous avons découvert plusieurs épaves de baleiniers, jalousement gardés par plusieurs phoques qui étaient en train de jouer. Une belle descente à terre surtout que les teintes de l’île principalement blanches et noires donnaient un aspect vraiment lunaire à l’endroit.

ARCTOWSKI STATION : Débarquement sur la base « Henry Arctowski » de l’académie polonaise des sciences Antarctiques. Ouverte en 1977, elle compte environ 11 chercheurs qui sont à l’étude de plusieurs espèces d’oiseaux et de mammifères marins de la région. Accueil très chaleureux !

ELEPHANT ISLAND : Sa colonie d’éléphants de mer lui a donné son nom. C’est ici que l’équipage de « l’Endurance » de Shackelton trouva refuge après que le navire eut été broyé par les glaces. Durant 4 mois, ils survécurent sous deux cannots de sauvetage retournés, tandis que leur chef et 5 membres de l’expédition entreprenaient leur course épique vers la Géorgie du sud pour organiser leur sauvetage. Les sommets de l’île sont de toute beauté même si une averse de neige est venue d’un coup assombrir le paysage environnant, nous empêchant d’effectuer notre dernière sortie en zodiacs !

02 Mars : Nous avons quitté non sans un grand regret, la péninsule Antarctique pour mettre le cap vers l’Amérique du Sud. La distance entre l’Antarctique et le Cap Horn est de 430 Miles Nautiques (soit env. 800km) – pour une durée de navigation d’environ 35 heures. Contrairement à l’aller, la mer était un peu plus agitée et nous a offert quelques belles vagues de 5/6 m ! Quelques passagers s’en souviennent encore !

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03 Mars : Arrivée matinale à Ushuaia. Visite du Parc National d’Ushuaia (en option). J’aurais aimé personnellement passer plus de temps dans cette ville argentine du bout du monde, d’autant qu’il faisait un temps splendide…
Transfert à destination de l’aéroport. Envol à destination de Buenos Aires (durée de vol environ 4h30). Arrivée à l’aéroport de Buenos Aires « le Paris de l’Amérique du Sud » et transfert à l’hôtel. Le soirée, dîner-spectacle Tango dans le célèbre théatre de Carlos Gardel (une sortie optionnelle que je recommande à tous les amoureux de Tango et de l’Argentine !).

04 Mars : Transfert à l’aéroport de Buenos Aires et vol pour Paris (dîner et nuit en vol).

05 Mars : Arrivée à l’aéroport de Roissy Charles de Gaulle. Fin du voyage.

Récit & photos © Nord Espaces

[Programme à bord du Diamant]

[Programme « Antarctique, au pays des manchots]

[Programme « Au delà des 40ème rugissants]

[Programme « Dans les pas de l’empereur manchot]

[Invitation au voyage] – Insolite Islande

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Sophie, membre de l’équipe Nord Espaces, est partie pour vous début janvier 2009, à la découverte de l’Islande. Voici son récit, une véritable invitation au voyage…

Insolite Islande (Voir le programme)

Par Sophie Pacaud (Nord Espaces)

Islande, insolite mais surtout magique. Cette île paraît de prime abord sauvage et hostile dès que l’on quitte la capitale, mais elle vous livre à chaque instant son mystère et ses paysages splendides. Le voyage commence déjà dans l’avion lors de la descente à travers les nuages. D’un coup la côte sud et ses longues plages de sable noir, mêlée à la neige, vous apparaît tel un orque surgit des eaux. Atterrissage tout en douceur, et me voilà enfin ; après des années de rêveries islandaises. Le conte de fée devient réalité.

Pour baigner concrètement dans la culture islandaise, rien de mieux que de s’arrêter au célèbre Blue Lagoon en partant de l’aéroport. La navette nous y dépose directement, et nous a permis de barboter, sous la neige par -3°C, dans une eau bleu siliceuse à plus de 40°C. Quel bonheur ! Contrairement à ce que certains peuvent croire en débarquant en Islande, le Blue Lagoon n’est pas conçu comme un attrape touriste.

Après un dîner succulent cuisiné avec des produits locaux, route vers Reykjavik et l’hôtel Loftleidir, où je passe ma première nuit.

Le lendemain, après un petit-déjeuner gargantuesque, l’énorme véhicule s’arrête devant l’hôtel et là nous restons bouche bée devant l’engin. Le guide parlant un français parfait nous fait un petit topo de ce fabuleux raid de 2 jours. Sur une carte il nous met l’eau à la bouche avec le descriptif de l’itinéraire qu’il nous a concocté.

En route pour la nature spectaculaire islandaise ! Dès que nous sommes sortis de la capitale, il ne reste plus que quelques maisons par ci par là, mais d’un coup la nature envahit les alentours, et la ville s’efface.

Là nous commençons à découvrir de plus près les montagnes que l’on aperçoit depuis Reykjavik, la neige se fait plus dense et le paysage devient plus blanc.

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Le guide nous dépose seuls sur une piste afin que nous nous imprégnions de l’hiver islandais, et de ses paysages majestueux. Il nous récupère tous enfoncés dans la neige jusqu’au genoux.

Premier arrêt culturel dans une station géothermique. Nous descendons de notre super engin sous les rafales de vent. A l’intérieur, règne, comme dans tous les foyers nordiques, une chaleur agréable. Seule l’immense baie vitrée nous rappelle l’hiver qui sévit dehors.

Nous faisons route à travers quelques villages de la côte sud tels que Hveragerdi, Selfoss, Hella, Hvolsvöllur, passages à travers les montagnes et sa tempête de neige. L’avantage avec un circuit accompagné composé d’un petit groupe, c’est que le guide peut partager de manière intime la culture et la vie quotidienne des islandais.

Nous nous arrêtons sur un plateau près de deux magnifiques cascades : Seljandafoss. En descendant, le guide charge sur son épaule une paire de cuissarde. Après quelques minutes de marche, nous nous approchons tout près de la première cascade, au bord d’une eau qui ne dépasse pas les 3°C. Chacun notre tour, nous chaussons les cuissardes pour passer seul entre les falaises et se rapprocher au plus près de la cascade. Là entouré de hautes falaises, nous nous sentons seul au monde, trempé par les bourrasques que celle-ci nous jètent en pleine figure.

Nous accédons ensuite, par un sentier, à la cascade de Seljandafoss. A seulement quelques centaines de mètres l’un de l’autre, elles sont pourtant tellement différentes. La première entourée de hautes falaises, et la seconde, libre de s’écouler le long des parois, face à l’immense plateau sur lequel nous nous trouvons. Nous pouvons même accéder derrière la cascade dans une large grotte qui nous offre un émouvant spectacle de cette nature que nous découvrons à chaque instant.

Nos ventres affamés appellent au déjeuner. Après deux ou trois coups de téléphone, le guide nous dégote un repas typique et inattendu dans une écurie, où certains islandais, venus faire un stage pour apprendre à ferrer leurs chevaux, partage leur table avec nous.

Une fois rassasiée, notre guide propose une petite visite  des lieux. Il nous raconte la vie et l’histoire de ce fameux cheval.

Le rustique cheval islandais s’est habitué au fil des siècles aux conditions climatiques de l’île et à son terrain escarpé. Il est l’un des rares à avoir conservé les cinq allures (pas, trot, galop, amble et tölt) qui étaient courantes chez les chevaux européens avant les diverses sélections successives. Alors que les Européens ont choisi les chevaux les plus grands, les plus lourds pour la guerre, éliminant ainsi différentes caractéristiques originales, les chevaux Islandais sont restés tels quels, avec une grande variété de robes (alezan, pie, noir, isabelle, rouan). Nous avons d’ailleurs pu en admirer tout le long de votre voyage.

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Poursuite de notre périple le long de la côte sud par une magnifique route entre volcans, calottes glaciaires et océan au loin. Afin de mieux apprécier le programme et nous détendre, notre guide met un peu de musique en chemin. Et là, d’un coup, face à nous, à travers les flocons, nous apercevons une partie du glacier de la vallée de Thörsmork. Nous venions de croiser un autocar, qui malgré l’épaisse couche de verglas et de neige sur ces routes pas très accueillantes, embarquait des courageux touristes à faire une petite ascension du glacier.

Sous la légère couche de neige qui recouvre le glacier, nous pouvons apercevoir, la couleur turquoise qu’offre le glacier à ses visiteurs. Nous tentons à notre tour de mettre pied sur le glacier même, mais sans équipement, le risque de chute est trop grand, car il s’agit là d’une véritable patinoire avec des trous dissimulés par-ci, par-là. A travers le silence de la nature, nous n’entendons plus que le crépitement de la neige, et là il n’est pas difficile de se croire seul au monde.

Alors que le soleil a eu du mal à pointer le bout de son nez à travers les nuages, la nuit nous guette déjà, et nous pensions rentrer alors à l’hôtel. Finalement, nous roulons plus près de la mer, et nous retrouvons tout d’un coup dans une immense plaine blanche, sans route ni même semblant de piste. Le chauffeur s’aide tant bien que mal du GPS pour nous guider vers la mer. A cet instant, les paysages vierges de toute trace de vie accompagnée de la musique de Love Story nous rendent émotifs devant une nature si belle. Puis sur le rythme endiablé de Dire Strait, le guide nous fait une petite démonstration sportive de ses talents de conduite. Pris dans cette aventure un peu folle, nous ne nous apercevons même pas que nous nous approchions de l’océan. Puis, nous voilà tout d’un coup sur d’immenses plages de sables noir (Reynisfjara) recouvertes de neige, qu’on dirait un orque.

Nous débarquons de notre engin, mais il fait malheureusement trop sombre pour prendre des photos. Les uns joue avec les vagues plus hautes qu’eux, les autres admirent à nouveau ce que l’Islande peut nous offrir de plus beau. Je me rends alors compte que les souvenirs de telles émotions et de telles images dans ma tête, ne peuvent pas être transmises par des photos, mais simplement rester ancré dans notre esprit.

Sur le chemin du retour, le guide nous apprend que l’Islande offre des paysages tellement différents  en hiver, en été et en automne, qu’on visiterait presque un nouveau pays à chaque saison. Je me dis alors que je reviendrai au plus vite découvrir ce nouveau pays couvert de verdure et de fleurs.

Arrivée en soirée à Hekla où nous allons passer la nuit dans ce petit hôtel plein de charme. Petit apéritif et dîner convivial et absolument délicieux, avant de tomber dans les bras de Morphée, pendant que d’autres ont encore le courage, après une telle journée de se baigner dans le jacuzzi en plein air.

Après un copieux petit-déjeuner, nous voilà reparti sur les routes islandaises. Programme du jour : Le Cercle d’or (Geysir, Gullfoss et Thingvellir).

islande_insolite3Avant d’aborder le côté touristique du cercle d’or, notre guide tient à nous montrer un site où l’on regroupe les moutons après l’été afin que chaque éleveur retrouve son troupeau.

Après ce petit intermède culturel, nous reprenons notre périple vers le célèbre cercle d’Or.

Au lieu de nous faire passer par la route classique, par là où passe les nombreux autocars programmant cette journée de visite, le guide décide de tenter de nous faire passer par les pistes, normalement fermer à cette saison. Nous n’étions d’ailleurs pas tout seul sur cette piste soit disant fermée. Les islandais agissent en connaissance de cause, mais aussi à leurs risques et périls.

En chemin à travers les montagnes majestueuses qui nous entoure, je me dis que l’Islande en hiver doit se visiter de cette façon, en petit groupe avec un guide passionné et en 4*4. A bord, le silence, tout le monde admire le paysage, et surtout nous guettons de loin, le moment où Strökkur va cracher son énorme jet d’eau mêlé à la vapeur.

En descendant du véhicule, après seulement quelques pas, ce site surprenant nous montre une preuve supplémentaire que notre Terre vie et respire !  D’autre sources bouillonnantes et solfatares nous attire et nous nous baladons à travers celles-ci.

Les solfatares sont des sources d’eaux chaudes en connexion avec une chambre magmatique en profondeur. L’eau arrive en ébullition chargée en souffre et en minéraux tels que la silice, le calcium, le potassium… tout ces éléments donnent à la boue qui en ressort des couleurs allant du jaune pâle à l’ocre en passant par toute une gamme de gris, de bruns, etc.

Ceci nous offre un paysage unique très coloré et chargé de vapeur, de bouches d’eau et de boues brûlantes. On ne se lasse pas, devant ce levé de soleil un peu fainéant, d’attendre le moment où le Geyser sort de terre. Encore une dernière fois, encore une…

De là, nous faisons un saut de puce jusqu’aux chutes de Gullfoss, l’une des plus belles cascades d’Islande !  A ceux qui souhaitent s’y risquer en hiver, nous sommes invités à descendre le petit chemin qui longe l’immense cascade. Sauf qu’en hiver celui-ci est recouvert d’une épaisse couche de verglas et que l’expédition est un peu périlleuse. Arrivés en bas tout près de la cascade, le souffle et la bruine que produit la cascade, nous éclaboussent. Mais nous pouvons admirer de près le célèbre Gullfoss. Difficile remontée jusqu’au petit restaurant bâti sur un promontoire non loin de là. C’est le premier magasin de souvenir que nous voyons depuis Reykjavik. Nous nous installons là pour le déjeuner. Je suis d’ailleurs les conseils du guide pour le menu, j’opte pour le ragoût islandais à base de pomme de terre et de moutons.

Nous poursuivons notre itinéraire à travers les pistes vers le Parc National de Thingvellir

Un site dont les racines historiques et spirituelles lui confèrent une importance toute particulière aux yeux des Islandais : c’est là qu’a été construit l’ancien parlement Islandais en l’an 930. L’aspect naturel et géologique du parc a, lui aussi, de quoi attirer l’attention car le parc est situé sur les bords du plus grand lac de l’île (Lac Thingvallavatn) et son paysage volcanique torturé est considéré comme une des plus flagrantes preuves du mouvement des plaques Tectoniques.

sophie_islande5Le risque de passer par les pistes enneigées, nous réservait forcément une petite mésaventure.

Au loin quelques voitures et 4*4 sont arrêtés. Lorsque nous arrivons à leur hauteur, nous découvrons une petite berline avec à son bord des locaux, qui se sont aventurés sur cette piste sauvage. Ils se sont tout simplement embourbés et impossible de continuer son chemin, à cause de l’étroitesse de la route. Donc toutes les voitures s’accumulent au bord de ma piste. Un premier 4*4 a tenté de passer sur le côté, mais le manteau neigeux dissimulait bien des trous et fossés que même le plus robuste et puissant des véhicules ne pouvait  éviter.

Notre guide entêté, tente à son tour de l’autre côté, et nous voilà nous aussi coincés ! Mais tout véritable islandais, cache toujours sur le toit de son véhicule, une pelle et une corde. Après plusieurs tentatives, chacun réussit avec l’aide d’autres véhicules à se dégager, mais non sans mal. Et nous voilà repartit  vers Thingvellir !

Ce site fabuleux semblable à aucun autre, nous révèle le passé viking de cette terre. Entre ces falaises et plateaux, couleurs ocre, un spectacle de toute beauté s’offre à nous avec une vue imprenable de la vallée.

Notre balade en 4*4 touche à sa fin, notre gentil guide nous ramène en ville, au point de départ de cette fabuleuse, mais trop courte aventure.

Soirée retrouvailles avec les français rencontrés le premier soir à l’hôtel partis sur d’autres programmes. Ce voyage nous a à tous laissé un merveilleux souvenir de l’Islande.

Le lendemain, réveil extrêmement matinal car la navette vient nous récupérer à 5h du matin. Mais l’hôtel ayant l’habitude de ces départs matinaux, prévoit le buffet dès 4h30.

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Dans l’avion, certains passagers m’interpellent en me disant qu’ils nous avaient vus monter dans le 4*4, et que cela avait l’air d’être une fabuleuse expédition. Là je me rends compte que réserver un voyage en dernière minute avec prix au rabais, et seul le vol et l’hôtel est tout différent de partir avec un voyagiste spécialisé qui propose des programmes complets pour visiter le pays de la meilleure façon qu’il soit en adaptant les itinéraires aux saisons.

Vidéo du Geyser Strokkur, à Geysir

© Photos, vidéo & récit Nord Espaces