[Invitation au voyage] – Insolite Islande

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Sophie, membre de l’équipe Nord Espaces, est partie pour vous début janvier 2009, à la découverte de l’Islande. Voici son récit, une véritable invitation au voyage…

Insolite Islande (Voir le programme)

Par Sophie Pacaud (Nord Espaces)

Islande, insolite mais surtout magique. Cette île paraît de prime abord sauvage et hostile dès que l’on quitte la capitale, mais elle vous livre à chaque instant son mystère et ses paysages splendides. Le voyage commence déjà dans l’avion lors de la descente à travers les nuages. D’un coup la côte sud et ses longues plages de sable noir, mêlée à la neige, vous apparaît tel un orque surgit des eaux. Atterrissage tout en douceur, et me voilà enfin ; après des années de rêveries islandaises. Le conte de fée devient réalité.

Pour baigner concrètement dans la culture islandaise, rien de mieux que de s’arrêter au célèbre Blue Lagoon en partant de l’aéroport. La navette nous y dépose directement, et nous a permis de barboter, sous la neige par -3°C, dans une eau bleu siliceuse à plus de 40°C. Quel bonheur ! Contrairement à ce que certains peuvent croire en débarquant en Islande, le Blue Lagoon n’est pas conçu comme un attrape touriste.

Après un dîner succulent cuisiné avec des produits locaux, route vers Reykjavik et l’hôtel Loftleidir, où je passe ma première nuit.

Le lendemain, après un petit-déjeuner gargantuesque, l’énorme véhicule s’arrête devant l’hôtel et là nous restons bouche bée devant l’engin. Le guide parlant un français parfait nous fait un petit topo de ce fabuleux raid de 2 jours. Sur une carte il nous met l’eau à la bouche avec le descriptif de l’itinéraire qu’il nous a concocté.

En route pour la nature spectaculaire islandaise ! Dès que nous sommes sortis de la capitale, il ne reste plus que quelques maisons par ci par là, mais d’un coup la nature envahit les alentours, et la ville s’efface.

Là nous commençons à découvrir de plus près les montagnes que l’on aperçoit depuis Reykjavik, la neige se fait plus dense et le paysage devient plus blanc.

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Le guide nous dépose seuls sur une piste afin que nous nous imprégnions de l’hiver islandais, et de ses paysages majestueux. Il nous récupère tous enfoncés dans la neige jusqu’au genoux.

Premier arrêt culturel dans une station géothermique. Nous descendons de notre super engin sous les rafales de vent. A l’intérieur, règne, comme dans tous les foyers nordiques, une chaleur agréable. Seule l’immense baie vitrée nous rappelle l’hiver qui sévit dehors.

Nous faisons route à travers quelques villages de la côte sud tels que Hveragerdi, Selfoss, Hella, Hvolsvöllur, passages à travers les montagnes et sa tempête de neige. L’avantage avec un circuit accompagné composé d’un petit groupe, c’est que le guide peut partager de manière intime la culture et la vie quotidienne des islandais.

Nous nous arrêtons sur un plateau près de deux magnifiques cascades : Seljandafoss. En descendant, le guide charge sur son épaule une paire de cuissarde. Après quelques minutes de marche, nous nous approchons tout près de la première cascade, au bord d’une eau qui ne dépasse pas les 3°C. Chacun notre tour, nous chaussons les cuissardes pour passer seul entre les falaises et se rapprocher au plus près de la cascade. Là entouré de hautes falaises, nous nous sentons seul au monde, trempé par les bourrasques que celle-ci nous jètent en pleine figure.

Nous accédons ensuite, par un sentier, à la cascade de Seljandafoss. A seulement quelques centaines de mètres l’un de l’autre, elles sont pourtant tellement différentes. La première entourée de hautes falaises, et la seconde, libre de s’écouler le long des parois, face à l’immense plateau sur lequel nous nous trouvons. Nous pouvons même accéder derrière la cascade dans une large grotte qui nous offre un émouvant spectacle de cette nature que nous découvrons à chaque instant.

Nos ventres affamés appellent au déjeuner. Après deux ou trois coups de téléphone, le guide nous dégote un repas typique et inattendu dans une écurie, où certains islandais, venus faire un stage pour apprendre à ferrer leurs chevaux, partage leur table avec nous.

Une fois rassasiée, notre guide propose une petite visite  des lieux. Il nous raconte la vie et l’histoire de ce fameux cheval.

Le rustique cheval islandais s’est habitué au fil des siècles aux conditions climatiques de l’île et à son terrain escarpé. Il est l’un des rares à avoir conservé les cinq allures (pas, trot, galop, amble et tölt) qui étaient courantes chez les chevaux européens avant les diverses sélections successives. Alors que les Européens ont choisi les chevaux les plus grands, les plus lourds pour la guerre, éliminant ainsi différentes caractéristiques originales, les chevaux Islandais sont restés tels quels, avec une grande variété de robes (alezan, pie, noir, isabelle, rouan). Nous avons d’ailleurs pu en admirer tout le long de votre voyage.

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Poursuite de notre périple le long de la côte sud par une magnifique route entre volcans, calottes glaciaires et océan au loin. Afin de mieux apprécier le programme et nous détendre, notre guide met un peu de musique en chemin. Et là, d’un coup, face à nous, à travers les flocons, nous apercevons une partie du glacier de la vallée de Thörsmork. Nous venions de croiser un autocar, qui malgré l’épaisse couche de verglas et de neige sur ces routes pas très accueillantes, embarquait des courageux touristes à faire une petite ascension du glacier.

Sous la légère couche de neige qui recouvre le glacier, nous pouvons apercevoir, la couleur turquoise qu’offre le glacier à ses visiteurs. Nous tentons à notre tour de mettre pied sur le glacier même, mais sans équipement, le risque de chute est trop grand, car il s’agit là d’une véritable patinoire avec des trous dissimulés par-ci, par-là. A travers le silence de la nature, nous n’entendons plus que le crépitement de la neige, et là il n’est pas difficile de se croire seul au monde.

Alors que le soleil a eu du mal à pointer le bout de son nez à travers les nuages, la nuit nous guette déjà, et nous pensions rentrer alors à l’hôtel. Finalement, nous roulons plus près de la mer, et nous retrouvons tout d’un coup dans une immense plaine blanche, sans route ni même semblant de piste. Le chauffeur s’aide tant bien que mal du GPS pour nous guider vers la mer. A cet instant, les paysages vierges de toute trace de vie accompagnée de la musique de Love Story nous rendent émotifs devant une nature si belle. Puis sur le rythme endiablé de Dire Strait, le guide nous fait une petite démonstration sportive de ses talents de conduite. Pris dans cette aventure un peu folle, nous ne nous apercevons même pas que nous nous approchions de l’océan. Puis, nous voilà tout d’un coup sur d’immenses plages de sables noir (Reynisfjara) recouvertes de neige, qu’on dirait un orque.

Nous débarquons de notre engin, mais il fait malheureusement trop sombre pour prendre des photos. Les uns joue avec les vagues plus hautes qu’eux, les autres admirent à nouveau ce que l’Islande peut nous offrir de plus beau. Je me rends alors compte que les souvenirs de telles émotions et de telles images dans ma tête, ne peuvent pas être transmises par des photos, mais simplement rester ancré dans notre esprit.

Sur le chemin du retour, le guide nous apprend que l’Islande offre des paysages tellement différents  en hiver, en été et en automne, qu’on visiterait presque un nouveau pays à chaque saison. Je me dis alors que je reviendrai au plus vite découvrir ce nouveau pays couvert de verdure et de fleurs.

Arrivée en soirée à Hekla où nous allons passer la nuit dans ce petit hôtel plein de charme. Petit apéritif et dîner convivial et absolument délicieux, avant de tomber dans les bras de Morphée, pendant que d’autres ont encore le courage, après une telle journée de se baigner dans le jacuzzi en plein air.

Après un copieux petit-déjeuner, nous voilà reparti sur les routes islandaises. Programme du jour : Le Cercle d’or (Geysir, Gullfoss et Thingvellir).

islande_insolite3Avant d’aborder le côté touristique du cercle d’or, notre guide tient à nous montrer un site où l’on regroupe les moutons après l’été afin que chaque éleveur retrouve son troupeau.

Après ce petit intermède culturel, nous reprenons notre périple vers le célèbre cercle d’Or.

Au lieu de nous faire passer par la route classique, par là où passe les nombreux autocars programmant cette journée de visite, le guide décide de tenter de nous faire passer par les pistes, normalement fermer à cette saison. Nous n’étions d’ailleurs pas tout seul sur cette piste soit disant fermée. Les islandais agissent en connaissance de cause, mais aussi à leurs risques et périls.

En chemin à travers les montagnes majestueuses qui nous entoure, je me dis que l’Islande en hiver doit se visiter de cette façon, en petit groupe avec un guide passionné et en 4*4. A bord, le silence, tout le monde admire le paysage, et surtout nous guettons de loin, le moment où Strökkur va cracher son énorme jet d’eau mêlé à la vapeur.

En descendant du véhicule, après seulement quelques pas, ce site surprenant nous montre une preuve supplémentaire que notre Terre vie et respire !  D’autre sources bouillonnantes et solfatares nous attire et nous nous baladons à travers celles-ci.

Les solfatares sont des sources d’eaux chaudes en connexion avec une chambre magmatique en profondeur. L’eau arrive en ébullition chargée en souffre et en minéraux tels que la silice, le calcium, le potassium… tout ces éléments donnent à la boue qui en ressort des couleurs allant du jaune pâle à l’ocre en passant par toute une gamme de gris, de bruns, etc.

Ceci nous offre un paysage unique très coloré et chargé de vapeur, de bouches d’eau et de boues brûlantes. On ne se lasse pas, devant ce levé de soleil un peu fainéant, d’attendre le moment où le Geyser sort de terre. Encore une dernière fois, encore une…

De là, nous faisons un saut de puce jusqu’aux chutes de Gullfoss, l’une des plus belles cascades d’Islande !  A ceux qui souhaitent s’y risquer en hiver, nous sommes invités à descendre le petit chemin qui longe l’immense cascade. Sauf qu’en hiver celui-ci est recouvert d’une épaisse couche de verglas et que l’expédition est un peu périlleuse. Arrivés en bas tout près de la cascade, le souffle et la bruine que produit la cascade, nous éclaboussent. Mais nous pouvons admirer de près le célèbre Gullfoss. Difficile remontée jusqu’au petit restaurant bâti sur un promontoire non loin de là. C’est le premier magasin de souvenir que nous voyons depuis Reykjavik. Nous nous installons là pour le déjeuner. Je suis d’ailleurs les conseils du guide pour le menu, j’opte pour le ragoût islandais à base de pomme de terre et de moutons.

Nous poursuivons notre itinéraire à travers les pistes vers le Parc National de Thingvellir

Un site dont les racines historiques et spirituelles lui confèrent une importance toute particulière aux yeux des Islandais : c’est là qu’a été construit l’ancien parlement Islandais en l’an 930. L’aspect naturel et géologique du parc a, lui aussi, de quoi attirer l’attention car le parc est situé sur les bords du plus grand lac de l’île (Lac Thingvallavatn) et son paysage volcanique torturé est considéré comme une des plus flagrantes preuves du mouvement des plaques Tectoniques.

sophie_islande5Le risque de passer par les pistes enneigées, nous réservait forcément une petite mésaventure.

Au loin quelques voitures et 4*4 sont arrêtés. Lorsque nous arrivons à leur hauteur, nous découvrons une petite berline avec à son bord des locaux, qui se sont aventurés sur cette piste sauvage. Ils se sont tout simplement embourbés et impossible de continuer son chemin, à cause de l’étroitesse de la route. Donc toutes les voitures s’accumulent au bord de ma piste. Un premier 4*4 a tenté de passer sur le côté, mais le manteau neigeux dissimulait bien des trous et fossés que même le plus robuste et puissant des véhicules ne pouvait  éviter.

Notre guide entêté, tente à son tour de l’autre côté, et nous voilà nous aussi coincés ! Mais tout véritable islandais, cache toujours sur le toit de son véhicule, une pelle et une corde. Après plusieurs tentatives, chacun réussit avec l’aide d’autres véhicules à se dégager, mais non sans mal. Et nous voilà repartit  vers Thingvellir !

Ce site fabuleux semblable à aucun autre, nous révèle le passé viking de cette terre. Entre ces falaises et plateaux, couleurs ocre, un spectacle de toute beauté s’offre à nous avec une vue imprenable de la vallée.

Notre balade en 4*4 touche à sa fin, notre gentil guide nous ramène en ville, au point de départ de cette fabuleuse, mais trop courte aventure.

Soirée retrouvailles avec les français rencontrés le premier soir à l’hôtel partis sur d’autres programmes. Ce voyage nous a à tous laissé un merveilleux souvenir de l’Islande.

Le lendemain, réveil extrêmement matinal car la navette vient nous récupérer à 5h du matin. Mais l’hôtel ayant l’habitude de ces départs matinaux, prévoit le buffet dès 4h30.

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Dans l’avion, certains passagers m’interpellent en me disant qu’ils nous avaient vus monter dans le 4*4, et que cela avait l’air d’être une fabuleuse expédition. Là je me rends compte que réserver un voyage en dernière minute avec prix au rabais, et seul le vol et l’hôtel est tout différent de partir avec un voyagiste spécialisé qui propose des programmes complets pour visiter le pays de la meilleure façon qu’il soit en adaptant les itinéraires aux saisons.

Vidéo du Geyser Strokkur, à Geysir

© Photos, vidéo & récit Nord Espaces