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Sur les traces des Sami de Finlande

Texte Sébastien

Les Sami sont reconnus comme le seul peuple indigène – ou autochtone – de l’Union Européenne. Les Nations Unies désignent ainsi les peuples « descendants de ceux qui habitaient dans un pays ou une région géographique à l’époque où des groupes de population de cultures ou d’origines ethniques différentes y sont arrivés et sont devenus par la suite prédominants, par la conquête, l’occupation, la colonisation ou d’autres moyens ». Ces peuples doivent se définir eux-mêmes comme indigènes et préserver au moins certaines de leurs institutions sociales, économiques, culturelles et politiques, quels que soient les statuts légaux de celles-ci. On compte selon les définitions de 60 000 à 100 000 Sami, vivant majoritairement en Norvège, mais aussi en Suède, Finlande et sur la péninsule de Kola en Russie. Notamment en Laponie, région du nord de la Fennoscandie.

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En Finlande, on trouve les premières traces de présence humaine au sud-est du pays. Elles datent d’environ 10 500 ans, soit la fin de la dernière période glaciaire. Avec la fonte des glaciers s’amorçant sur les côtes et gagnant progressivement l’intérieur des terres, le soleil réchauffa le sol et permit la pousse de végétaux. Cela attira d’abord les animaux, puis des populations en provenance des territoires actuels de Norvège et Russie, le génome des Sami suggérant une lointaine parenté avec l’ethnie turque des Iakoutes vivant en Sibérie orientale. Ces peuples nomades s’abritaient du climat arctique sous des tentes ou des abris creusés dans le sol, recouverts de mottes de tourbe, de peaux ou de lamelles d’écorce de bouleau. Les Sami vivaient de ce que la nature leur offrait, vendant jusqu’en Europe central les produits de leurs chasses, de leurs pêches et de l’élevage des rennes semi-sauvages, à la viande riche en minéraux et très maigre. Ils s’alimentaient aussi d’oiseaux et de baies. Les familles et clans étaient organisés en « siidas » (villages traditionnels) dont le réseau couvrait tout le nord de la Fennoscandie. Au 17e siècle, les royaumes de Suède et du Danemark entreprirent de coloniser les terres les plus septentrionales du continent. Peu à peu, des frontières furent tracées, de nouvelles populations s’installèrent, les terres furent redistribuées. L’évangélisation forcée prit souvent un tour dramatique, au point que le chamanisme traditionnel reste en partie tabou aujourd’hui. A partir du 19e siècle, les Etats nordiques menèrent des politiques d’assimilation des Sami. En Finlande, relevant désormais des lois nationales, ils intégrèrent l’économie et le système scolaire mis en place par le pouvoir central. Beaucoup y perdirent leur culture.

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Si l’on peut dater de la toute fin du 19e siècle le réveil identitaire des Sami, ce n’est qu’au cours de la seconde moitié du 20e siècle qu’ils obtinrent le statut de nation à part entière. En Finlande, la reconnaissance vint dans les années 1970, liée à la question de la protection des zones pastorales menacées notamment par l’exploitation agricole et minière. Depuis 1995, la Constitution finlandaise reconnait aux Sami le droit de préserver et développer l’usage de leur langue – notamment au niveau administratif – ainsi que leur culture et mode de vie traditionnel. Le Territoire Sami comprend officiellement les municipalités d’Enontekiö, Inari et Utsjoki, ainsi que le district d’élevage de rennes de la municipalité de Sodankylä. Depuis 1996, un Parlement Sami – dont les 21 membres sont renouvelés tous les 4 ans – gère sur ce Territoire les questions de langues et de culture. Certains villages ont une compétence administrative spécifique.

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En Finlande, un Sami est officiellement celui qui se considère comme tel et dont la langue maternelle est le same, ou dont l’un au moins des parents ou grands-parents est de langue maternelle same. On compte selon cette définition environ 10 000 Sami en Finlande, dont plus de 60 % vivent désormais en dehors du Territoire, ce qui pose de nombreux défis culturels. Aujourd’hui, 76 % des Sami ont en effet une autre langue maternelle que le same. Cette identité est désormais convoitée, même si le racisme sous-jacent n’a pas entièrement disparu, la plupart des citadins ne connaissant pas vraiment le Grand Nord.

Les modes de vie traditionnels reposent toujours sur l’élevage de rennes, la pêche, la chasse, l’agriculture à petite échelle et l’artisanat. Il est courant aujourd’hui de leur associer le tourisme ou une autre activité de service. De nombreux Sami travaillent loin de la nature et les activités traditionnelles ont un poids économique modeste, mais elles conservent une grande importance culturelle.

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Les huit saisons du calendrier sami correspondent en partie aux phases de l’élevage du renne : mise-bas, marquage, comptage, castration et abattage. La plus belle est la très courte « ruska », l’été indien de Laponie ! Les rennes se nourrissant de champignons, de lichens et d’herbes, identifier les bons pâturages sous la neige demande aux éleveurs un savoir interdisciplinaire en chimie, physique, botanique et météo. Leurs besoins en grands espaces contrarient toujours les intérêts agricoles et miniers, la préservation de la pêche traditionnelle se faisant parfois au détriment de la pêche récréative, donc du tourisme. Et le réchauffement climatique, très marqué dans le Grand Nord, est propice à l’émergence d’une conscience écologique renouvelée chez certains éleveurs. Les motos, quads, scooters des neiges, camions et hélicoptères étant néfastes pour l’environnement, ils utilisent aujourd’hui des drones pour surveiller les troupeaux dans les zones reculées.

Le same est une langue finno-ougrienne très riche. Il existe par exemple plus d’une centaine de termes pour désigner la neige. Mais si les termes descriptifs abondent, il n’y a pas de genre : le pronom personnel « son » s’utilise indifféremment pour un homme ou une femme, désignant aussi bien un animal qu’un objet. Avec environ 35 000 locuteurs, le same ne compte pas moins de neuf aires linguistiques – « langues » ou « dialectes » soumis à l’influence des langues nationales – dont trois en Finlande, où il est langue officielle. La municipalité d’Inari – 6 800 habitants – a ainsi quatre « langues » officielles : le finnois, le same d’Inari, le same Skolt et le same du Nord ! La loi stipule que les enfants vivant en Territoire Sami ont droit à une éducation primaire en same ; trois universités l’enseignent également.

Le costume sami est le symbole national le plus éminent. Cet ancien vêtement de travail est inspiré des habits portés au Moyen-Âge par la noblesse et les marchands d’Europe centrale.

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Il a pour accessoires usuels une ceinture, des chaussures lacées, un châle ou un plastron, un faux col et un bonnet. Le vêtement et ses accessoires indiquent la région d’origine, le clan et le statut matrimonial du porteur. On trouve en Finlande cinq grandes variantes du costume sami, portées aujourd’hui pour les grandes occasions et volontiers par les jeunes. Si en Norvège et en Suède ce costume n’est porté que par les Sami, il est parfois détourné en Finlande à des fins commerciales, notamment touristiques, ce qui n’est bien sûr pas du goût de tout le monde… Le port de bijoux en argent a la même origine que le costume ; il chasserait les mauvais esprits. L’artisanat traditionnel (duodji) subordonne toujours l’esthétisme à la fonctionnalité, mais avec une ornementation raffinée. Il inclut les habits, outils, équipements de chasse et parures. Ses formes souvent douces, ses motifs et couleurs s’inspirent d’anciens objets du quotidien ; ses matériaux traditionnels sont la corne, l’os, le bois, l’étain, le cuir et le tissu. Les chaussures et les gants sami sont en peau de renne. Le label « Sámi Duodji » garantit l’authenticité de cet artisanat, qui depuis plusieurs décennies s’oriente aussi vers la production d’authentiques objets d’art. Jusqu’à la christianisation forcée, la cosmogonie dessinée sur la peau de renne du tambour des chamans faisait écho aux motifs peints sur la roche il y a plusieurs millénaires. L’art sami est aujourd’hui ouvert à toutes les influences contemporaines, la jeune génération se montrant particulièrement militante.

Le joik – ou luohti – est le chant traditionnel des Sami du Nord. Issu des traditions chamaniques, il fut longtemps interdit par les autorités car considéré comme une pratique païenne et barbare. Le joik se caractérise par son utilisation originale des tons, ses paroles méconnaissables, sa richesse rythmique et son improvisation. Il était à l’origine chanté a capella, parfois accompagné du tambour traditionnel. Il existe deux formes principales de joik : personnel et non-personnel. Le premier est censé refléter l’essence d’une personne par la mélodie et la gestuelle, les paroles étant de moindre importance. Des joiks sont aussi composés pour des animaux, des lieux et même aujourd’hui pour des objets comme les quads et motoneiges… Si les deux autres chants traditionnels sont menacés de disparition, on chante aujourd’hui en sami sur toutes les musiques contemporaines. Le Festival de Musique des Peuples Indigènes, Ijahis Idja, a lieu à Inari en août.

OU ALLER EN LAPONIE FINLANDAISE ?

Par Julia Rugens / Au retour du voyage de « repérage ».

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Ou aller en Laponie finlandaise ? Si vous recherchez l’authentique et le calme, éloignez-vous de Rovaniemi. Moi, je suis allée plus au nord, près des frontières russe et norvégienne. Certes, j’ai rarement vu une telle tempête polaire à ma descente d’avion ! Si l’aérogare n’est qu’à une centaine de mètres à pied, le vent me décapuchonne et oblige à plisser les yeux, la neige s’infiltrant partout. On distingue à peine les avions sur le tarmac, mais j’immortalise tout de même en quelques photos le spectacle des éléments déchainés.

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Nous visitons tout de suite une affaire familiale, un élevage de chiens huskys qui propose aussi des promenades en traineau et des chambres d’hôte. Nord Espaces privilégie les petites structures qui n’ont pas renoncé à leur identité laponne pour accueillir les grands groupes, arrivant parfois par charters entiers. D’abord, on s’équipe !

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Je n’ai pas conduit de traineau depuis des années. L’attelage est prêt à s’élancer et mes huit chiens organisés deux par deux aboient dans tous les sens, fous de joie. Est-ce vraiment le prélude à une promenade idyllique en forêt ? Près du traineau, une chienne hurle comme un loup en mordillant de temps à autre l’oreille de son voisin, très excité lui aussi. C’est parti, j’avais oublié combien cela secoue au démarrage ! Les chiens courent langues pendantes et queues dressées. Il neige, on s’enfonce dans la forêt et la magie commence. Je laisse l’attelage de notre guide s’éloigner un peu pour me retrouver, dans un quasi-silence, seule sur mon traineau en bois. Je l’entends à peine glisser et travailler en virage. Cela ressemble un peu aux sensations éprouvées à bord d’un voilier : j’avance assez vite, sans bruit de moteur ni effort. Au contraire, je me détends, juste dans le mouvement, en tenant fermement la barre, peu à peu hypnotisée. Les chiens ont l’air si heureux de courir que je ne me culpabilise pas. D’ailleurs, quand je freine en descente pour ne pas les écraser, ils m’invitent à ne pas me mêler de leur course ! Nous faisons une pause-déjeuner pour manger une soupe bien chaude sous le kota (tente laponne).

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Se laisser conduire au chaud sous une peau de renne a le parfum de l’enfance. A la fin de la promenade, je caresse mes « loups » pour les remercier de cette belle parenthèse.

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Plus au nord, nous arrivons à une rivière, frontière naturelle avec la Norvège. Une autre belle trouvaille nous attend là : une ferme familiale d’élevage de rennes, où un père travaille avec ses quatre fils. Les rennes sont des animaux sauvages qui s’apprivoisent partiellement en deux à trois ans. Ils se laissent alors caresser dans le sens du poil au bout d’un certain temps, à condition de ne jamais toucher leurs bois, au risque sinon d’un coup furieux. Têtu comme un âne, le renne qui décide de ne plus vous traîner se fige. Et il peut être dangereux de le braquer, loin du camp  en pleine forêt, par -20°C ! Il ne reste plus alors qu’à tirer soi-même le traineau ou geler sur place. Mon renne semble bien vouloir m’offrir une expérience différente de celle du traineau à chiens. N’est-ce pas un rêve de petite fille d’être menée dans la forêt par un renne blanc ?

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Si la course peut être rapide, elle se fait plutôt contemplative pour nous. Les traineaux, attelés chacun d’un renne, sont reliés entre eux comme des wagons, selon une méthode ancestrale des Samis pour se déplacer en ordre, car les rennes se prêtent de mauvaise grâce à la file indienne. A chaque occasion, le mien essaye de doubler, comme celui qui nous suit. J’ai alors sa grande tête couronnée près de moi, haletante mais sans langue pendante comme les chiens. Seule une corde l’empêche de nous doubler et je me dis par moment qu’il va finir dans le traineau avec moi ! Nous nous arrêtons pour pique-niquer autour d’un feu. En attendant, mon renne à l’odorat très développé creuse la neige pour brouter des lichens.

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Nous nous entendons bien tous les deux. A la différence du chien, c’est un animal sauvage, que l’on l’approche doucement, avec respect et un peu de crainte. Aux yeux humides et très expressifs. Qui finalement se laisse caresser dans le sens du poil.

Autour de moi, tout est blanc, propre et beau comme dans un verre de lait. Bonheur simple et sérénité qui me font penser au joik, le chant a cappella du peuple sami. De tradition chamanique, il n’obéit qu’aux règles que le chanteur se fixe. Sans mot ni mélodie particulière, il est tissé des sons et notes que l’on tire du plus profond de soi. Le joik révèle ainsi l’état d’âme : la joie, l’exaltation de la victoire, la tristesse du deuil… Les vieux Samis l’entonnaient souvent face à la Nature, qui décide seule de donner ou reprendre.

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EXPERIENCE CULINAIRE EN LAPONIE FINLANDAISE

Par Julia Rugens / Au retour de la Laponie finlandaise

La Laponie la plus nordique étant faiblement peuplée et loin des grands centres de consommation, les magasins alimentaires sont peu nombreux, leur offre restreinte et les prix élevés. Une amie finlandaise m’explique que les gens s’en accommodent bien, car ils continuent de consommer les baies et champignons locaux, les poissons des lacs et rivières, la viande de renne et d’élan, chaque famille disposant d’un immense réfrigérateur. Les Lapons aiment cuisiner les produits bruts et imaginent difficilement manger des plats préparés plus d’une fois par semaine ! C’est donc tout naturellement qu’ils consomment bio. Et le cas échéant, rien n’est plus facile dans cette Finlande très connectée que de commander sur internet ce que l’on ne trouve pas sur place.

Que boire en Laponie ? L’eau de la plupart des lacs et rivières est potable et délicieuse. Parmi tous les jus de baies, je conseille notamment celui de mustikkamehu, myrtille sauvage poussant dans les forêts d’épicéas. Les boissons alcoolisées sont très chères. La bière est la plus accessible, très bonne au demeurant (LAPIN KULTA, KARHU…). En plus, des microbrasseries sont en train de se faire le chemin sur le marché intérieure. Les amateurs se tourneront vers les liqueurs de baies arctiques. La plaquebière – lakka ou cloudberry en anglais – est l’une des plus connues, d’ailleurs présente sur la pièce de 2 euros nationale ! Riche en vitamine C, elle ressemble à une grosse framboise de couleur jaune orangé.

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Ou un kire à la finlandaise?

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Si les Finlandais, Lapons compris, boivent aujourd’hui beaucoup de café, ils ont souvent toute une collection d’infusions aux herbes et baies arctiques. A boire de préférence dans une kuksa, tasse samie en bois, sculptée dans une branche de bouleau à la forme prometteuse, polie et huilée à la main.

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Le petit déjeuner traditionnel est toujours salé. Les salades privilégient les légumes du pays, oignons, betteraves, carottes et pommes de terre ; elles sont délicieuses avec parfois de fines lamelles de renne fumé.

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Les soupes sont consommées principalement le midi. Une grande assiette chaude, avec des champignons, de la crème et du pain noir, est un vrai bonheur quand il fait moins 20°C dehors. Et tant pis pour mon régime ! Le pain de seigle rond (limppu) ou en forme de disque (reikäleipä) est délicieux. Il accompagne aussi bien le salé que le sucré et change de ma baguette blanche habituelle. Les Finlandais mangent aussi beaucoup de poisson. Il est comme partout en Scandinavie au choix : vapeur, grillé, fumé, séché, salé ou mariné dans des herbes arctiques. Il y en a donc pour tous les goûts.

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Malgré son côté traditionnel, la viande de renne est chère ( mais délicieuse !) et n’est pas dans les assiettes quotidiennement.

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Les saucisses d’élan sauvage sont peu grasses et très savoureuses. Surtout quand elles sont de fabrication maison, grillées au feu de bois en plein air, le renne blanc de mon traineau se régalant à deux pas de lichens dénichés sous la neige.

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Le poronkäristys est un plat traditionnel de viande de renne, servie avec de la purée de pomme de terre. Autrefois, les Samis conservaient la viande à l’air libre en hiver. Rien de plus simple quand la température descend jusqu’à moins 40°C.  Afin de ne pas tout décongeler, ils découpaient au couteau des lamelles de viande, cuites ensuite au feu de bois. Le poronkäristys est donc une sorte de « kebab lapon », plaisante mon amie finlandaise Silja. J’ai la chance de déguster le mien dans une kota (la tente sami), assise devant un feu sur une peau de renne…

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Le cœur fumé du renne est l’un des mets les plus raffinés, dégusté dans le meilleur restaurant de Laponie finlandaise Aanaar, celui de l’hôtel Kultahovi à Inari. Le chianti conseillé par le chef se marie parfaitement avec ce sommet de la gastronomie lapone.

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N’imaginez pas un restaurant de luxe à la parisienne, mais une salle décorée sobrement, à la finlandaise, avec une belle cheminée et un écran plat diffusant les images d’une caméra braquée vers le ciel, à la recherche des aurores boréales.

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Mon coup de cœur va à une sorte de tourte, la karjalan piirakka. On trouve désormais ce plat traditionnel de Carélie – région voisine de la Laponie –  partout en Finlande. Sa pâte à la farine de seigle, parfois mêlé de blé, est garnie de beurre, de pommes de terre ou de riz. Les meilleures choses sont parfois les plus simples, avec à la clef une appellation d’origine protégée. Et sur le plan esthétique,  la karjalan piirakka ne déparerait pas sur les plus belles tables françaises !

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A l’aéroport d’Helsinki, vous pourrez trouver la karjalan piirakka dans une boutique FINE FOOD pour étonner vos amis ou pour faire durer le goût du voyage, comme moi.

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Pour finir, mon dessert favori fut les canneberges glacées sauce au beurre et caramel… Plusieurs fois au cours du voyage, j’avais entendu parler des bienfaits de ces baies sauvages, saines et exemptes de pollution, riches en vitamines, flavonoïdes et antioxydants. Le climat rigoureux explique les concentrations importantes en certains composants des baies arctiques. Le mariage du sucré et de l’acide est en outre intéressant sur le plan gustatif.

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La Laponie finlandaise ne m’a pas livré tous ses secrets culinaires. Je repars volontiers !Vous trouverez un certain nombre de recettes pour cuisiner finlandais dans les différents numéros du Magazine Saveurs, dédié à l’art de vivre gourmand et aux voyages.

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SE RESSOURCER EN LAPONIE

 

Par  Julia Rugens/ Au retour de la Laponie finlandaise

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Le voyage en Laponie est une cure de bien-être pour qui fait les bons choix de destination et d’hébergement. En couple ou en famille, il faut si possible éviter les destinations phares des compagnies charters et les grands hôtels, où l’on croise plus de touristes que de Finlandais. De fait, l’authentique et la qualité se paient.

Le dépaysement commence alors dès la descente d’avion. Dans les petits aéroports du nord de la Finlande, vous débarquez sur le tarmac pour rejoindre le terminal à pied, sur la neige battue. Avions et passagers se croisent dans un ballet évoquant les années 60.

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Cette simplicité alliée aux technologies les plus pointues est fort séduisante. Dans un second temps, l’air vivifiant frappe par sa réelle pureté. C’est qu’une fois quitté l’aéroport, vous pouvez rouler sur des kilomètres de routes enneigées avant de trouver un bourg ou un village. En Laponie, la densité de population est si faible comparée à celle de la France. Il n’y a pas de pollution lumineuse et le silence en hiver est tout à fait remarquable.

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Aux quelques heures de lumière bleutée du jour succède l’orangé du coucher du soleil, puis la nuit polaire. Ce régime est relaxant comme un séjour dans une chambre à peine éclairée, propice au repos. Il faut aussi compter avec les écarts de températures entre l’intérieur et l’extérieur. La maison finlandaise étant surchauffée, sortir dans le froid sec est agréable et c’est un bonheur aussi de la retrouver après quelques heures dehors par moins 20°C ! Le corps se détend alors dans une agréable torpeur, qu’un sauna peut encore bonifier, à condition de pouvoir ensuite s’allonger.

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Les citadins apprécient d’être logés en chalet. L’odeur du bois, la cheminée et souvent le sauna privé font un cocon douillet. Un petit hôtel doté d’une grande baie vitrée peut aussi créer l’illusion d’être en pleine nature, sous la voute céleste, à chasser peut-être les aurores boréales. Au chaud, un grog à la main. La neige tombant en abondance est dans ces conditions un spectacle offert par la nature pour l’apaisement et le plaisir des sens. Quand vous êtes-vous dit pour la dernière fois en regardant autour de vous : « C’est beau » ? Ou grandiose quand le vent souffle en tempête…

Le traineau à chiens ou à rennes décline lui-aussi cette harmonie naturelle. L’âme d’enfant en éveil, protégé du froid par des peaux de bêtes et glissant dans la forêt silencieuse, il en faudrait peu pour croire en l’existence du royaume de la Reine des Neiges. Ou, immobile derrière les chiens ou rennes courant, s’endormir dans ce berceau ambulant.

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Les Finlandais de Laponie, aux manières simples et accueillantes, veilleront avant toute chose à votre confort. Vous cesserez vite de vous interroger sur votre apparence en combinaison ou avec une chapka, vous oublierez votre brushing et maquillage, parce que la nature prime ici et que vous y avez toute votre place, comme vous êtes.

Ces petites métamorphoses, associées le cas échéant aux soins à base d’herbes et baies arctiques d’un spa, vous ressourceront en profondeur.

Rêve de laponie

De Laurent D.

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Si, quand nous sommes enfants, le rêve des garçons est généralement de devenir pompier et celui des filles institutrice, je ne sais pas expliquer pourquoi le mien c’était d’aller en Laponie… chose que j’ai faite pour la première fois en 2004 – j’avais 32 ans – avec Nord Espaces.

A l’époque, je ne me souviens plus quelles étaient les raisons qui m’avaient fait choisir cette agence ; aujourd’hui, alors que je viens de terminer mon 7ème séjour de ski de fond en Laponie finlandaise avec Nord Espaces, je sais pourquoi je sollicite ses services : parce que je suis un client chiant qui a des critères sélectifs non négociables et que Nord Espaces arrive à toujours me satisfaire ! Ces critères sont en eux-mêmes plutôt simples – en apparence du moins :
– aller dans un endroit qui soit situé au-delà du Cercle Polaire Arctique (Norvège, Suède ou Finlande),
– au moins 150 km de pistes de « skating » doivent être disponibles,
– l’endroit doit être différent de ceux que j’ai précédemment visités.
Logiquement, ce dernier critère suscité complexifie beaucoup la donne au fil des séjours qui passent…

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Du 13 au 21 janvier 2016, je me suis retrouvé à Sallatunturi (160 km à l’est de Rovaniemi et à 30 km de la frontière Russe), une nouveauté toute fraîche du catalogue. Parlant de fraîche, c’était aussi le cas des températures : j’y ai battu mon record personnel. Le précédent datait de début février 2006 à Levi (170 km au nord de Rovaniemi) avec -29°C durant toute une journée, cette fois-ci j’ai eu -31°C le mercredi 20 janvier ! Plus il fait froid et plus j’aime ça.

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Dans de telles conditions, je prends réellement mon pied à parcourir une bonne vingtaine de kilomètres en ski de fond (précisons toutefois que j’ai alors 3 couches de vêtements sur les membres inférieurs et 4 sur les supérieurs).

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La neige – toujours abondamment présente en cette période – rend les paysages magnifiques (cf. photos 1 et 2), et à de telles températures le givre prend place sur les cheveux, cils et sourcils (photo 3). Lorsque le ciel est dégagé, on retrouve l’ambiance colorée typique du « kaamos » (photo 4), cette période de pénombre mystérieuse des régions polaires durant laquelle le soleil reste en-dessous de l’horizon. Et quand il est au-dessus, il reste très bas même à mi-journée (photo 5, prise à 13h). La nuit n’est jamais loin…

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Enfin, avec un peu de chance, ces latitudes permettent d’observer un phénomène naturel magnifique : les aurores boréales (photo 6). Il faut savoir faire preuve de patience car certaines conditions (inhérentes à l’activité solaire et à la météo) doivent être réunies ; et si c’est le cas, alors habillez-vous chaudement : imaginez que vous allez li-tté-ra-le-ment vous mettre dans votre congélateur pendant environ 45 minutes à 1 heure – voire plus – et que vous allez peu bouger, ça va forcément finir par piquer ! C’est un amoureux du froid qui vous le dit.

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Merci Nord Espaces.

La saison hiver 2016 se prépare chez Nord Espaces…

Découvrez nos séjours hiver sur le site de Nord Espaces

LAPONIE: Noël et Nouvel An: http://www.nord-espaces.com/noel-nouvel-an/sejour-noel-nouvel-an-laponie.php

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NORVEGE: Séjours découvertes et aurores boréales: http://www.nord-espaces.com/norvege/voyages-hiver-norvege.php

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CANADA: Séjours multi-activités et rencontre avec les blanchons: http://www.nord-espaces.com/canada/voyages-hiver-canada.php

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ISLANDE: Autotours et circuits accompagnés: http://www.nord-espaces.com/islande/voyages-hiver-islande.php

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